30 juifs du monde entier vont escalader le mont Kilimandjaro
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30 juifs du monde entier vont escalader le mont Kilimandjaro

Une équipe de 30 Juifs va escalader le mont Kilimandjaro pour lever des fonds pour SHALVA, une association pour les enfants en situation de handicap à Jérusalem

Mont Kilimanjaro (Crédit : Wikipédia : CC-BY-SA-3.0)
Mont Kilimanjaro (Crédit : Wikipédia : CC-BY-SA-3.0)

Escalader l’une des plus hautes montagnes du monde est un accomplissement incroyable. Un test pour l’endurance et de la ténacité humaine. Elever un enfant en situation de handicap peut demander la même ténacité.

Ce mois d’octobre, une trentaine de Juifs de différents pays du monde escaladeront le mont Kilimandjaro pour collecter des fonds pour SHALVA, l’Association pour les Enfants en situation de Handicap Physique et Mental à Jérusalem.

Aider les parents et les enfants de SHALVA leur permet de gravir leurs propres « montagnes » personnelles.

Avec des participants venant d’aussi loin que le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada et Israël, l’ascension a attiré un groupe éclectique d’alpinistes tous unis dans un objectif commun.

Le groupe couvre tout le spectre de la communauté juive, des moins pratiquants aux plus orthodoxes. Chacun a ses raisons pour faire le choix de dépasser ses limites et faire quelque chose d’incroyable.

Le coordinateur du voyage, Gaby Hirsch a reconnu que « Chacun à SHALVA est touché par le fait que tant de supporters de SHALVA se réunissent pour escalader pour une même cause. Ce qui a commencé comme une initiative britannique est devenu un effort global quand cette opportunité unique a conquis les imaginations autour du monde. »

Pour rendre le voyage aussi ouvert que possible, les organisateurs ont décidé de l’organiser en conformité avec les standards les plus élevés de la loi juive. La nourriture sera végétarienne et les organisateurs ont acheté de nouveaux ustensiles de cuisson, assiettes et couverts.

Le septième jour du trek, le groupe se reposera pour Shabbat sur le Mont du Kilimandjaro, ce qui leur permettra de s’associer aux millions de Juifs autour du monde respectant Shabbat dans le cadre du « Projet Shabbat » (the Shabbos Project).

Aucun participant n’est tenu de respecter Shabbat mais rendre le trek conforme aux plus stricts niveaux de pratique juive possibles permet à tous les alpinistes de maintenir leur propre niveau de confort.

La photographe Sarah Raanan recherchait un défi, une occasion de se dépasser mais c’est en apprenant plus sur SHALVA qu’elle s’est décidée. Elle explique : « Dès que j’ai entendu parler de Shalva, j’ai su que je devais le faire. La première vidéo que j’ai vue m’a juste époustouflée. »

Sarah n’est pas la première à être bouleversée par l’importance et l’impact du Centre SHALVA. Depuis 25 ans, SHALVA aide les enfants en situation de handicap à dépasser leurs limites.

Les programmes et services de SHALVA sont conçus pour dispenser un traitement individuel à l’enfant tout en renforçant le tissu familial. Offrant ses services à plus de 500 bébés, enfants et jeunes adultes SHALVA accompagne chaque enfant de sa naissance à l’âge adulte. Des programmes établis individuellement et sur mesure sont destinés à aider leurs participants à atteindre leur plein potentiel et à s’intégrer dans la société.

Romain Ammar, un Français, a lui aussi décidé de se lancer un défi « l’un de ceux qui ne se présenteront pas deux fois dans une vie ». Il considère très humblement que l’effort que représente l’ascension du Kilimanjaro est minime par rapport au travail qu’accomplit SHALVA toute l’année à travers son aide aux enfants et à leurs familles.

Pour Romain, c’est aussi une aventure spirituelle. Il fera partie de l’équipe des alpinistes avec son ami le Rabbin Ari Shainfield de Londres : « écouter un cours de Rabbi Ari à 4 000 mètres d’altitude est un moment que peu de gens auront l’occasion de vivre ». De même, le fait de pouvoir observer Shabbat, dans le cadre du « Projet Shabbat » mondial est une des perspectives les plus excitantes de son voyage.

Chaque alpiniste s’est engagé à collecter 10 000 dollars. Chacun a trouvé son ou sa propre méthode pour collecter des fonds, depuis une « Vente aux enchères de Promesses » jusqu’à du parapente sponsorisé.

L’argent est collecté pour aider à financer le Centre National SHALVA dont l’ouverture est prévue l’année prochaine au centre de Jerusalem.

Ce complexe ultra-moderne permettra à SHALVA d’étendre ses services en offrant des traitements à quatre fois plus d’enfants, faisant de SHALVA une lueur d’espoir au Moyen Orient.

Les aspirants alpinistes ne sont pas sans appréhension et, ce, à juste titre. Sur une durée de 9 jours, ils vont parcourir environ 100 kilomètres, traverser 5 écosystèmes différents et repousser les limites de leur endurance personnelle. Un des plus grands risques courus est la maladie de l’altitude.

Ces symptômes peuvent apparaitre quand le corps réagit mal au niveau d’oxygène réduit en haute altitude. Les alpinistes sont incités à faire attention à leurs éventuels maux de tête, vertiges et nausées.

Grand-père de neuf petits-enfants, John Corre participe pour fêter son 70e anniversaire.

En dépit de l’effort physique extrême, John Corre n’est pas effrayé par la longueur de l’ascension. Sa plus grande crainte est la possibilité de contracter la maladie d’altitude, d’autant qu’il n’y a aucun moyen de savoir avant l’ascension comment l’altitude affectera chacun.

Une des alpinistes non intimidées par le dépassement des idées reçues est Rachel Illouz, une habitante de Jérusalem et survivante du cancer du sein.

Pendant ses séances de chimiothérapie et ses chirurgies, elle se répétait en permanence qu’un jour elle escaladerait les montagnes. De ses propres mots, « Dès que j’ai entendu parler de l’ascension pour SHALVA, je me suis dit ‘C’est ma montagne’ ».

Tout comme SHALVA a réuni ensemble des personnes issues de différents milieux de la société israélienne, unies par le désir de donner à tous les enfants le meilleur départ possible dans la vie, SHALVA réunit des Juifs venant de tous les horizons pour poursuivre son indispensable travail.

Ce voyage unique nous montre à quel point chacun peut escalader des montagnes, d’un genre ou d’un autre, dans sa vie et nous rappelle qu’il nous appartient de tendre la main et d’aider les autres.

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