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70 ans après, cinq choses à savoir sur le pont aérien de Berlin

Pendant près d'un an, des milliers d'avions apporteront vivres et combustibles aux plus de 2 millions de Berlinois de la partie ouest de la ville, frappée par un blocus soviétique

Palais du Reichstag à Berlin, en septembre 2012 (Crédit : Hofec, Switzerland/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)
Palais du Reichstag à Berlin, en septembre 2012 (Crédit : Hofec, Switzerland/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)

La capitale allemande marque mardi le 70e anniversaire du début d’un exceptionnel pont aérien occidental qui approvisionna Berlin-Ouest face à la menace soviétique, un épisode fondateur de la Guerre froide.

Voici cinq choses à retenir de cet épisode fondateur de l’amitié germano-américaine et qui laissa craindre un troisième conflit mondial.

Une guerre chasse l’autre

Mai 1945. L’Allemagne nazie d’Adolf Hitler capitule face aux forces alliées américaines, britanniques, françaises et soviétiques. Les vainqueurs partagent le pays et la capitale en quatre zones d’occupation.

Rapidement, la concurrence idéologique est telle qu’Occidentaux et Soviétiques entrent dans une Guerre froide qui durera jusqu’en 1989.

Berlin-Ouest sera tout au long de cette période un îlot au milieu d’un océan soviétique et un symbole de la résistance face à l’URSS.

Blocus d’une ville détruite

Le maître de l’URSS Joseph Staline ambitionne de prendre le contrôle de tout Berlin. Mais Américains, Britanniques et Français décident le 21 juin 1948 d’unifier leurs zones d’occupation dans un même espace économique avec une monnaie, le Deutschmark. Il s’agit là des fondements de ce qui deviendra l’année suivante la République Fédérale d’Allemagne.

En réponse, les troupes soviétiques ferment le 24 juin les accès terrestres et fluviaux à Berlin-Ouest et bloquent l’approvisionnement en eau et en électricité.

A cette époque, la ville est à l’état de ruine et la population survit largement grâce à la débrouille et au troc, avec généralement des cigarettes comme monnaie d’échange.

Pour sauver l’île berlinoise, tout en tentant d’éviter un conflit frontal avec l’URSS, les anglo-saxons mettent en place un exceptionnel pont aérien pour secourir les 2,2 millions d’habitants de Berlin-Ouest.

Ballet aérien

Le 26 juin au matin « l’Opération Victuailles » est lancée : les premiers avions chargés de nourriture et de charbon atterrissent à l’aéroport de Tempelhof.

Au départ improvisé, le pont aérien se mue peu à peu en opération logistique parfaitement huilée. Quelque 300 avions vont ravitailler en continu et quotidiennement Berlin-Ouest, soit un vol toutes les 90 secondes !

« Pendant la guerre nous avions peur des avions et de leurs bombardements, là au contraire nous étions anxieux dès que leur bruit constant s’arrêtait », explique à l’AFP Alexander Kulpok, neuf ans à l’époque.

Au final, les Soviétiques cèdent et mettent fin au blocus le 12 mai 1949. Le ballet aérien occidental se poursuit lui jusqu’en septembre.

Au total 277 000 vols auront apporté quelque deux millions de tonnes de produits de première nécessité. Les pilotes auront parcouru 175 millions de kilomètres, et 78 personnes perdront la vie, en majorité des aviateurs américains et britanniques.

« Tonton qui bat des ailes »

Les Berlinois se souviennent encore aujourd’hui avec émotion des « Rosinenbomber » – les Bombardiers de raisins secs – surnom donné aux avions militaires alliés qui larguaient pour les enfants de petits parachutes chargés de bonbons, raisins secs et chewing-gum.

L’un des premiers pilotes américains à agir ainsi, Gail Halvorsen, s’identifiait à la population par une figure aérienne ce qui lui valut d’être appelé « Tonton qui bat des ailes ».

Il fera des émules. Au départ constitués de mouchoirs ou de manches de chemises des militaires, les parachutes se perfectionneront et les largages augmenteront grâce à un engouement médiatique aux Etats-Unis.

De l’aéroport nazi au parc branché

Construit en 1923, l’aérogare de Tempelhof sera ensuite remodelée par les nazis qui en feront un symbole de leur architecture monumentale.

En 2008, l’aérodrome, trop petit, ferme définitivement, et le terrain et ses pistes sont reconvertis en immense parc où les Berlinois viennent faire du sport ou cultiver leurs tomates dans les jardins partagés.

Les habitants de la ville ont bloqué en 2014 par référendum d’initiative populaire un vaste projet immobilier sur le site de l’ex-aéroport.

Enfin, certains hangars ont été reconvertis en 2015 en centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Cette année-là, quelque 900 000 migrants sont arrivés en Allemagne.

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