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Interview

80 ans après, le combat pour la restitution des biens spoliés continue

Mark Weitzman, co-auteur de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA, s’entretiendra avec les autorités européennes pour négocier des réparations pour les survivants de la Shoah

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Mark Weitzman, chef exécutif de l’Organisation juive mondiale pour la restitution des biens spoliés, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, sur une photographie non datée. (Crédit : Organisation juive mondiale pour la restitution des biens spoliés)
Mark Weitzman, chef exécutif de l’Organisation juive mondiale pour la restitution des biens spoliés, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, sur une photographie non datée. (Crédit : Organisation juive mondiale pour la restitution des biens spoliés)

Dans certains pays, près de 80 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le travail de restitution des biens spoliés aux Juifs pendant et après la Shoah ne fait que commencer.

Ainsi, la Croatie vient-elle seulement d’accepter d’enquêter sur la provenance des œuvres d’art propriétés du gouvernement afin de déterminer si elles ont été spoliées par les fascistes croates.

Il s’agit de la toute première étape d’un long processus permettant aux propriétaires légitimes d’être indemnisés.

L’organisation à la tête de ce travail, en Europe de l’Est, est la World Jewish Restitution Organization (WJRO), organisation à but non lucratif dont le siège se trouve en Israël et qui œuvre depuis le début des années 1990.

« La WJRO est née de la chute du rideau de fer », expliquait Mark Weitzman, l’actuel directeur exécutif de la WJRO, au Times of Israel, la semaine passée depuis le salon de son hôtel à Jérusalem.

« Les pays qui avaient vécu derrière le rideau de fer – la Pologne, la Hongrie, l’ex-Yougoslavie, les pays baltes – sont devenus des pays indépendants et démocratiques. Cela a changé la donne. Avant cela, il ne pouvait y avoir de véritable discussion sur la question. »

Weitzman, qui travaille dans le domaine de la recherche sur la Shoah depuis des dizaines d’années, se trouve en Israël ce mois-ci pour des réunions avec des autorités israéliennes, parmi lesquelles le président Isaac Herzog, des représentants du ministère des Affaires étrangères, des responsables de Yad Vashem et des organisations de soutien aux survivants de la Shoah.

Dans la semaine, Weitzman doit se rendre en République tchèque, à Terezin, ville qui abrite l’un des ghettos les plus tristement célèbres de toute l’histoire de la Shoah, pour une conférence avec des représentants de dizaines de pays européens afin d’évoquer la restitution des biens spoliés aux Juifs pendant la Shoah, faire un point sur la situation et réfléchir aux moyens de faire avancer la question.

« La question de la restitution des biens est importante et elle connaît actuellement de graves problèmes du fait du conflit en Ukraine et [du manque d’attention] mondiale. Certains pensent que ces événements remontent à 80 ans et que cela ne vaut plus forcement la peine d’agir », a déclaré Herzog lors de son entretien avec Weitzman à la résidence du président, à Jérusalem.

Une délégation en partance pour la République tchèque pour les besoins d’une conférence sur le règlement des questions ouvertes par la Shoah pose pour une photo avec le président Isaac Herzog, au centre-droit, à la résidence du président, le 30 octobre 2022. (Crédit : Ministère des Affaires étrangères)

La secrétaire générale de la WJRO, Colette Avital, ambassadrice israélienne très expérimentée, a annoncé que l’organisation avait l’intention d’exiger que les gouvernements « prennent des mesures concrètes et élaborent des plans d’action pour faciliter et accélérer la restitution des biens ».

Le Times of Israel s’est entretenu avec Weitzman pour évoquer son travail, la politique de restitution des biens de la Shoah et son précédent travail à la tête du comité de l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA), dont la définition de l’antisémitisme s’est – à sa grande surprise – imposée comme norme internationale.

Comment s’opèrent les restitutions ?

L’accord de restitution de la Shoah le plus important – l’Accord de réparation entre Israël et la République fédérale d’Allemagne -, conclu en 1952, est entré en vigueur l’année suivante.

Très controversé, cet accord comprenait le versement de fonds à l’État d’Israël, qui procédait à l’époque à la réinstallation de nombreux survivants de la Shoah, à certains survivants, par le biais de ce que l’on a appelé la Claims Conference.

Les efforts pour récupérer les biens juifs spoliés pendant la Shoah se sont poursuivis pendant des dizaines d’années après la guerre, dans toute l’Europe, à l’exception des pays sous le joug soviétique.

Après la chute du rideau de fer, au début des années 1990, la WJRO est créée pour négocier avec chaque pays d’Europe de l’Est afin d’obtenir une indemnisation au profit des Juifs dont les maisons et les biens ont été spoliés et, dans de nombreux cas, nationalisés, pendant ou après la guerre.

Il s’agit alors d’estimer la valeur des biens juifs spoliés, de négocier un accord avec le pays en question avant de créer un fonds abondé des sommes convenues et géré par l’organisation juive locale.

Tombes brisées et délabrées dans l’ancien cimetière juif de Kaunas, en Lituanie, en juillet 2019 (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israel)

« Dans certains pays, comme en Pologne ou en Lituanie, nous avons établi des fondations et des partenariats avec la communauté juive, pour répondre à différents besoins », explique Weitzman.

« De toute évidence, la première priorité est les survivants et leurs besoins. Une partie des sommes vont à l’éducation et à la mémoire de la Shoah. Ces fondations décident quelles sont leurs priorités et quels projets financer. »

Les négociations peuvent prendre des dizaines d’années en raison de la difficulté d’établir la provenance des biens et d’obtenir des pays qu’ils acceptent d’indemniser des survivants ou leurs héritiers, qui bien souvent ne vivent plus dans le pays, se sont installés en Israël ou ailleurs après la guerre.

Les négociations sont, par exemple, toujours en cours avec la Hongrie et semblent au point mort, concède Weitzman. « Nous avons un problème avec la Hongrie en ce moment », poursuit-il.

« Le gouvernement hongrois avait convenu avec la WJRO d’une mission d’évaluation menée par des experts [concernant le montant de l’indemnisation]. Nous avons repris contact avec les autorités, une fois que nous étions en possession de l’évaluation des biens spoliés établie par les experts. Nous avons repris contact l’automne dernier avec un chiffre — nous savions que le montant était élevé — pour entamer des négociations. Les Hongrois ont dit que cela représentait beaucoup d’argent et proposé de nous revoir ultérieurement. Nous n’avons eu aucune nouvelle depuis plus d’un an maintenant. »

Les négociations avec la Croatie, qui ont enregistré une légère avancée le mois dernier, ont pris une quinzaine d’années pour que le gouvernement et la WJRO finalisent ensemble la liste des biens spoliés aux Juifs et à d’autres personnes par l’organisation fasciste croate des Oustachis, pendant la Shoah et dans l’immédiat après-guerre.

Les biens ont ensuite été saisis et nationalisés par le gouvernement communiste.

Un service religieux est organisé au centre commémoratif pour les dizaines de milliers de victimes des camps de la mort gérés par l’État fantoche pro-nazi de Croatie pendant la Seconde Guerre mondiale, à Jasenovac, en Croatie, le vendredi 12 avril 2019. (Crédit : Associated Press)

« Ce n’est qu’une étape. Des questions plus importantes encore ne sont pas évoquées. Mais c’est un premier pas, une avancée très positive », se réjouit Weitzman.

Heureusement, toutes les négociations ne sont pas aussi longues.

« Avec le Luxembourg, nous avons conclu un accord très facilement. Le tout a été bouclé en l’espace de six mois », explique Weitzman. « Le cas du Luxembourg est une grande réussite. »

La conférence de Terezin prévue cette semaine, de mercredi à vendredi, est supposée relancer des négociations dans l’impasse, confie Weitzman. Il s’agit de la deuxième conférence de ce type dans la ville tchèque, la première ayant eu lieu en 2009, une dizaine d’années après le début des premières négociations avec certains pays d’Europe de l’Est.

« Les choses avançaient à leur rythme. La vocation de la toute première conférence de Terezin était de réunir ces pays afin d’impulser un nouvel élan au niveau politique, d’obtenir des engagements et de remettre tout le monde dans une dynamique constructive », précise Weitzman.

« Terezin II part du même principe : il s’agit de s’assurer que cette question reste à l’ordre du jour et, pourquoi pas, d’obtenir de nouveaux engagements – ce ne sont pas des lois, ce sont des engagements politiques – sur ce que les Etats sont disposés à faire à l’avenir », ajoute-t-il.

Weitzman considère le travail de restitution des biens spoliés pendant la Shoah comme une tâche interminable.

« Si par restitution on entend l’obtention d’une aide pour les survivants et leurs héritiers, alors oui, on peut considérer que le travail sera un jour terminé. Mais ce qui m’importe, au-delà de ceci, c’est de connaître précisément ce qui s’est passé, au regard de l’histoire, et il est certain que ce travail est inépuisable », explique-t-il.

Évoquant les phénomènes qu’il souhaite combattre, dans le cadre du WJRO, Weitzman cite les propos du dirigeant russe Vladimir Poutine selon lesquels l’invasion de l’Ukraine a vocation à « dénazifier » le pays, ou encore les militants anti-vaccination pendant la pandémie de coronavirus qui portaient une étoile jaune, dans un parallèle voulu avec la Shoah.

« Ces distorsions de la Shoah sont aujourd’hui monnaie courante. Nous devons absolument lutter contre », affirme-t-il.

La politique et la restitution des biens spoliés

Selon Weitzman, l’une des principales forces de son organisation est le soutien sans faille des gouvernements israélien et américain, qui lui confère un poids diplomatique certain.

Le Premier ministre israélien, Yair Lapid, et le Secrétaire d’État américain, Antony Blinken, sont tous deux des enfants de survivants de la Shoah. Le beau-père de Blinken – dont il était très proche – était un survivant et il a souvent parlé de lui. Nous savons qu’il s’agit d’une question personnelle et politique pour les deux pays », rappelle Weitzman.

Dans le cas de la Croatie, l’avancée dans les négociations s’est produite après une réunion de haut niveau entre dirigeants croates et américains.

Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken (à gauche) avec le Premier ministre Yair Lapid à Jérusalem, le 13 juillet 2022. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

« La Croatie et les États-Unis se sont réunis pour un dialogue stratégique au printemps dernier à Washington. La question de la restitution des biens spoliés lors de la Shoah était à l’ordre du jour. Cela doit avoir eu un impact », explique-t-il.

Weitzman admet que des considérations géopolitiques peuvent parfois entraver les efforts de son organisation.

L’exemple le plus criant est peut-être celui de la Pologne en 2018, lorsque le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, a publié une déclaration conjointe avec le gouvernement polonais, considérée par les chercheurs sur la Shoah, et notamment ceux de Yad Vashem en Israël, comme une volonté de blanchir les Polonais de toute responsabilité dans le génocide, quitte à prendre des libertés avec l’histoire.

La Pologne entretient depuis longtemps une relation complexe avec son histoire pendant la Shoah, et cela concerne aussi la question de la restitution des biens spoliés.

L’an dernier, le pays a adopté une loi portant prescription au-delà de 30 ans pour toute demande de restitution de biens juifs saisis par l’armée allemande nazie, rendant impossible toute nouvelle demande d’indemnisation remontant à l’époque de la Seconde Guerre mondiale ou tout appel de décisions passées.

Ceci, couplé à d’autres lois liées à la Shoah ou mesures du gouvernement polonais de droite, a causé des tensions majeures avec Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) avec le président polonais Andrzej Duda aux Nations Unies le 26 septembre 2018. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

« Je me trouvais à Yad Vashem le jour où l’affaire de Netanyahu en Pologne a éclaté. J’étais assis à côté de Yehuda Bauer », se rappelle Weitzman, évoquant le célèbre chercheur israélien sur la Shoah, l’un des critiques les plus féroces de cette déclaration.

« La restitution des biens spoliés ne fait globalement pas débat. Est-ce toujours une priorité absolue ? Non. Il y a d’autres sujets. Il y a des moments où un vote à l’ONU ou un accord de défense sont plus importants. Mais à long-terme, la question de la restitution des biens spoliés fait partie du paysage politique d’Israël et des États-Unis. Une partie de notre travail consiste à la faire vivre », précise-t-il.

En plus des désaccords géopolitiques susceptibles de survenir lors des négociations sur la restitution des biens spoliés de la Shoah, il n’est pas rare que des luttes intestines agitent des communautés juives bénéficiaires de fonds, pour des questions clefs de répartition.

« Au sein de ces communautés juives se trouvent des personnes qui ne font même pas partie de la communauté d’origine, des gens qui ont migré plus à l’est ou qui se sont retrouvés là après-guerre », précise Weitzman.

« Parfois, les habitants d’origine ne représentent plus qu’une infime minorité, avec des survivants en Israël ou ailleurs et des organisations communautaires juives. »

« Nous faisons en sorte de prendre en compte tous ces éléments et de représenter tous ces intérêts le plus fidèlement possible. Et oui, il y a parfois des négociations au cours desquelles des voix discordantes s’élèvent, mais nous faisons en sorte de mettre tout le monde d’accord… Notre mission est de mettre en place des cadres avec les gouvernements pour aider les survivants et mener des actions éducatives », ajoute-t-il.

La définition de l’IHRA, adoptée par le monde entier

Weitzman a rejoint la WJRO l’an dernier, après quarante ans passés au Centre Simon Wiesenthal, organisation de droite axée sur la recherche sur la Shoah et l’étude de l’antisémitisme moderne.

New-Yorkais de longue date et spécialiste de l’extrémisme de droite, Weitzman était en lice pour le poste d’envoyé spécial pour l’antisémitisme de l’administration Biden, poste finalement attribué à l’historienne de la Shoah, Deborah Lipstadt.

Au Centre Simon Wiesenthal, en sa qualité de représentant du Département d’État américain, Weitzman était un membre actif de l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah (IHRA), organisation créée en 1998 autour de représentants du gouvernement et de chercheurs désireux de commémorer, étudier et éduquer les gens à la réalité de la Shoah.

Assez tôt, l’organisation s’est heurtée à des problèmes de terminologie : qu’est-ce que la négation de la Shoah ? Qu’est-ce que la distorsion de la Shoah ? Qu’est-ce que l’antisémitisme ?

« Nous devions nous donner des définitions de base pour pouvoir nous entendre », rappelle Weitzman.

Panneau d’une campagne de lutte contre l’antisémitisme, a New York, 12 août 2021. (Crédit : Luke Tress/Flash90)

La rédaction de ces définitions a pris plusieurs années, en commençant par la négation et la distorsion de la Shoah.

« L’étape suivante était la définition de l’antisémitisme. Cela a pris trois-quatre ans », rappelle Weitzman.

La « définition de travail non juridiquement contraignante de l’antisémitisme », comme on l’appelle officiellement, ne compte que 40 mots : « L’antisémitisme est une certaine perception des Juifs, susceptible de s’exprimer par de la haine envers les Juifs. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme sont dirigées contre des individus juifs ou non juifs et/ou leurs biens, contre des institutions communautaires juives et des installations religieuses. »

L’IHRA a inclus des exemples d’antisémitisme, tels que l’appel à tuer des Juifs, la négation de la Shoah ou l’accusation faite aux Juifs d’être déloyaux.

Des exemples, plus controversés, portent sur la critique d’Israël et du sionisme, comme le refus de concéder aux Juifs le droit à l’autodétermination, s’opposer au statut d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif, comparer les actions d’Israël à celles des nazis et utiliser des tropes antisémites – tels que les diffamations de sang – pour caractériser Israël et les Israéliens.

Selon Weitzman, cette définition était destinée à un usage interne.

« À ce moment-là, nous pensions définir des outils pour l’IHRA, mais il se trouve que le Royaume-Uni les a adoptés », rappelle-t-il.

C’était en décembre 2016.

Six ans plus tard, plus d’une trentaine de pays ont adopté la définition de l’IHRA, comme la plupart des États américains et des centaines d’organisations gouvernementales à travers le monde.

Plus récemment, la compagnie aérienne allemande Lufthansa a officiellement adopté la définition de l’antisémitisme de l’IHRA, suite à un incident antisémite survenu à bord de l’un de ses vols. Les passagers ostensiblement juifs ont été expulsés après que certains d’entre eux ont refusé de porter des masques faciaux.

À l’intérieur du vol Lufthansa à destination de Francfort, des hommes juifs orthodoxes prient à l’arrière de l’avion. (Avec l’aimable autorisation de la JTA)

La définition de l’IHRA est aujourd’hui la définition de l’antisémitisme la plus utilisée dans le monde.

« Cela m’a étonné. Je suis très surpris. Nous ne nous attendions pas du tout à cela. À l’époque, l’IHRA n’était pas une grande organisation internationale. Qui en avait entendu parler il y a 10 ans ? , s’interroge Weitzman.

« La définition de l’IHRA était destinée aux personnes ni nécessairement juives, ni nécessairement expertes de la question, mais qui devaient traiter de la question et avaient besoin d’un référentiel de nature à décider si quelque chose était antisémite ou non. Une autre question, distincte, est de savoir ce que vous en faites ensuite. »

« Nous n’avons pas prescrit ce qu’il convient de faire dans tous les cas. En fait, l’une des choses que l’IHRA dit, c’est que le contexte est important. Il y a eu beaucoup d’idées fausses sur l’IHRA, de tous côtés », rappelle-t-il.

En effet, la définition de l’IHRA en a irrité plus d’un depuis sa généralisation, en particulier en ce qui concerne la critique d’Israël, que certains opposants considèrent comme de nature à éteindre le débat sur le conflit israélo-palestinien plutôt que d’empêcher les discours haineux.

En réponse à ces questions, certains ont tenté de trouver une définition différente de l’antisémitisme qui n’impliquerait pas Israël.

Loin d’être aussi répandue que la définition de l’IHRA, la Déclaration de Jérusalem, élaborée par des chercheurs et personnalités publiques essentiellement de gauche, a été publiée l’an dernier. Elle inclut l’interdiction de l’utilisation de stéréotypes et tropes antisémites dans les discussions sur Israël, mais note explicitement que les mouvements pro-boycott ne sont pas « en eux-mêmes antisémites ».

« Je suis ravi que la définition de Jérusalem existe dans le sens où je suis vraiment heureux que l’IHRA ait incité un groupe d’universitaires à examiner de plus près la définition de l’antisémitisme. Cela sert l’objectif de l’IHRA », assure Weitzman.

Weitzman ajoute que la définition de l’IHRA s’est développée bien au-delà de son intention initiale.

« Nous n’avons jamais imaginé que des gens iraient en prison sur la base des définitions de l’IHRA. On ne peut pas enfreindre les définitions de l’IHRA. Ce ne sont pas des lois. Ce n’est pas un code. C’est tout simplement absurde. Les gens qui l’utilisent de cette façon n’ont aucune idée de ce dont ils parlent », assure-t-il.

Weitzman assure comprendre le besoin de la société de ce genre de définition claire de l’antisémitisme, que la définition de l’IHRA offre.

« Je pense que c’est un outil qui répond à un besoin spécifique, à un moment précis. Et c’est inestimable. Je suis très fier du rôle que j’ai joué dans son introduction et son lancement », conclut-il.

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