A Jérusalem, Nikki Haley prévient qu’elle n’a “plus de patience” pour les “brutes” de l’ONU
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A Jérusalem, Nikki Haley prévient qu’elle n’a “plus de patience” pour les “brutes” de l’ONU

Netanyahu salue l’ambassadrice américaine qui a “changé le discours” ; elle répond “tout ce que j’ai fait, c’est dire la vérité”

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 7 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 7 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

La représentante des Etats-Unis à l’ONU Nikki Haley a exprimé son soutien à Israël et évoqué mercredi un « jour nouveau » pour l’Etat juif aux Nations unies, lors d’entretiens avec les dirigeants israéliens à Jérusalem.

Les Etats-Unis ont menacé ces derniers mois de quitter le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève qu’ils jugent trop critique envers Israël.

« Je n’ai jamais pris à la légère les brutes, et l’ONU a brutalisé Israël depuis très longtemps », a affirmé Haley lors d’une rencontre avec le président Reuven Rivlin.

« Nous ferons en sorte que cela ne se produise plus », a-t-elle prévenu selon un communiqué de la présidence israélienne.

« C’est un nouveau jour pour Israël à l’ONU […]. Espérons qu’il s’agira d’un jour nouveau aussi pour le Conseil des droits de l’Homme lorsqu’il sera question d’Israël », a ajouté le communiqué.

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, à Genève, le 6 juin 2017. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, à Genève, le 6 juin 2017. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Même si l’image d’Israël s’est améliorée aux Nations unies, « malheureusement, nous avons un long chemin à parcourir », a ajouté le président, « à la fois pour tenir responsable les dignitaires de leurs déclarations publiques, et pour soutenir la régulation réduisant le nombre ridicule de discussions et de résolutions contre Israël. C’est vrai aussi pour le Conseil des Droits de l’Homme, qui a été piraté pour être une arme contre Israël, et de l’UNESCO, où ils cherchent à effacer l’histoire du peuple juif. »

Le président Rivlin a remercié la représentante américaine pour son soutien qui marque selon lui « une nouvelle ère ».

« Israël n’est plus seul à l’ONU. Israël n’est plus le sac de boxe de l’ONU », a ajouté le président.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a lui aussi rendu un hommage appuyé à Haley, qu’il a rencontrée.

« Merci pour toute votre aide et soutien à Israël, aux côtés de la vérité et de l’Amérique », a affirmé Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Selon le Premier ministre, sans le « changement de discours » du président Donald Trump et de Haley, « l’ONU et tout le château de carte mensonger qui l’entoure, se seraient effondrés ».

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec le président Reuven RIvlin, à Jérusalem, le 7 juin 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, avec le président Reuven RIvlin, à Jérusalem, le 7 juin 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)

« Merci pour toute votre aide et votre soutien à Israël, votre soutien à la vérité, qui soutient l’Amérique. En fait, je pense que c’est soutenir les Nations unies, comme cela a été initialement conçu, a dit Netanyahu. Les gens apprécient la vérité. Nous avons un ancien proverbe hébreu qui dit que quand quelqu’un dit la vérité, vous pouvez le savoir. Donc les gens le sentent, ils ne le comprennent pas seulement, ils le sentent. Et nous le sentons. »

Le Premier ministre a ensuite salué le « rare sens commun » de Haley, et a déclaré qu’il voyait déjà les fruits de ses efforts.

« Le président Trump et vous ont, je pense, changé le discours, ont entraîné de nouvelles normes, et tout le monde s’y accroche, et c’est génial, a-t-il dit. Je pense que cela fait tout un monde de différence, pour Israël et pour les Etats-Unis. »

Washington dénonce depuis des années le fait qu’Israël est le seul pays avec un point fixe (le point 7, intitulé: « La situation des droits de l’Homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés ») à l’ordre du jour de chaque session du Conseil des droits de l’Homme à Genève (trois fois par an).

Mardi, à Genève, Haley a appelé le Conseil à abandonner son point 7, au risque de voir les Etats-Unis quitter l’institution.

« Il n’y aucune raison légitime portant sur les droits de l’Homme pour que ce point existe », avait-elle dit quelques heures avant de partir pour Tel Aviv. « C’est le défaut central qui transforme le Conseil des droits de l’Homme en organisation qui peut être une force pour le bien universel en organisation qui est submergée par un agenda politique. »

Mercredi, Nikki Haley devait ensuite se rendre à Bethléem pour rencontrer des responsables palestiniens.

Elle doit aussi visiter la Vieille Ville de Jérusalem, notamment le mur Occidental. La visite est dite privée, ce qui signifie qu’elle ne sera accompagnée d’aucun responsable israélien.

Jeudi, Haley prendra un hélicoptère pour se rendre dans la périphérie de la bande de Gaza et à la frontière nord d’Israël. Dans le sud, elle doit rencontrer des habitants du kibboutz Nahal Oz et visiter un tunnel construit par le Hamas pour attaquer les Israéliens vivant près de la frontière. Elle sera aussi informée de la situation sécuritaire par le vice-chef d’Etat-major, Aviv Kochavi.

Dans le nord, elle verra des responsables de la sécurité israélienne et des représentants de la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) et, à la frontière avec la Syrie, les responsables de la FNUOD (Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement).

Vendredi, Haley se rendra au musée mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem et visitera Tel Aviv, avant de rentrer aux Etats-Unis.

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