A la rencontre de Yaron Mirelman, l’homme le plus intelligent d’Israël
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A la rencontre de Yaron Mirelman, l’homme le plus intelligent d’Israël

Un consultant à temps partiel et un passionné d'arts martiaux est l'une des 33 personnes les plus intelligentes du monde

Liron Mirelman aborde les défis d'être le plus intelligent Israélien du monde dans une interview diffusée le 2 octobre 2015 (Crédit : Capture d'écran Deuxième chaîne)
Liron Mirelman aborde les défis d'être le plus intelligent Israélien du monde dans une interview diffusée le 2 octobre 2015 (Crédit : Capture d'écran Deuxième chaîne)

Voici Yaron Mirelman, un consultant à temps partiel, un amateur de plage et d’arts martiaux serait la personne la plus intelligente israélienne dans le monde.

Avec un QI de 183 points, c’est-à-dire 20 points que le QI d’Albert Einstein est censé avoir eu, Mirelman figure parmi les 33 personnes les plus intelligentes dans le monde.

Dans une interview accordée à la Deuxième chaîne vendredi, Mirelman a discuté des défis auxquels il a été confronté en raison de ses prouesses intellectuelles, et a raconté que, enfant, il a ignoré son don dans un effort de conjurer l’intimidation et l’attention non désirée de ses pairs.

« Pendant mon enfance, j’ai commençé à minimiser mon ‘altérité’ et mes dons parce que je détestais les réactions qu’ils suscitaient », a-t-il dit. « Je ne suis pas toujours accepté ou compris », a ajouté Mirelman, se rappelant à quel point il s’ennuyait de manière frustrante pendant la majorité de ses années scolaires.

En conséquence, a expliqué Mirelman, il a lentement arrêté d’interagir avec ses pairs et les enseignants, ce qui a finalement nui à sa confiance en soi.

« Plus ma confiance en moi baissait, plus il était difficile pour moi d’interagir dans des contextes sociaux », a-t-il dit.

Le don de Mirelman a également été une source de frustration pour ses parents. Sa mère a tenté de le pousser intellectuellement, et l’a inscrit dans toutes sortes d’activités parascolaires, y compris des cours de musique et des clubs de littérature, ce qui l’intéressaient peu.

Son père, qui a beaucoup voyagé pour son travail pendant l’enfance de Mirelman, était moins impressionné par son QI, et était souvent en colère et déçu par ses faibles notes à l’école.

« J’étais vraiment bon dans les quelques matières qui m’intéressaient. Dans les matières qui ne m’interessait pas, j’avais d’horribles d’horribles notes », a déclaré Mirelman. « Je ne pense pas qu’il ne savait pas comment faire face à ça », a-t-il dit. « Il ne pouvait pas comprendre pourquoi je ne pouvais pas obtenir des notes pour passer de justesse et juste faire mes devoirs ».

« Je pense qu’il m’a qualifié de ‘bon à rien’ à un moment donné », s’est rappelé Mirelman.

Mirelman travaille maintenant comme un consultant en affaires et a des dizaines de clients de divers domaines.

« En fin de compte, toutes ces entreprises gèrent les personnes, l’argent et les procédures. Et c’est quelque chose où je suis bon », a-t-il dit.

Mirelman a expliqué qu’il est souvent recruté pour résoudre des problèmes à la place de ses clients, et il travaille à rationaliser la production ou les procédures opérationnelles.

Posséder sa propre société de conseil permet à Mirelman d’avoir une courte journée de travail de 3 heures, lui donnant suffisamment de temps pour profiter de ses passe-temps, dit-il. Pendant son temps libre, Mirelman traîne à la plage ou dans un studio d’arts martiaux où il s’entraîne à la boxe thaï.

Avoir un QI élevé ne résout pas tous les problèmes de la vie, a ajouté Mirelman. Son divorce douloureux, il y a trois ans, l’a forcé à accepter les limites de son don, a-t-il dit.

« A cette époque, j’avais le sentiment d’avoir épuisé tous mes propres conseils », a-t-il dit. « Les relations ne sont pas une question d’intelligence mais de dynamique ».

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait le sentiment que son QI élevé était un don qui s’est présenté au détriment de son intelligence émotionnelle, Mirelman a rejeté l’affirmation en disant : « Non, pas du tout. En fin de compte, je suis humain, et je fonctionne comme un être humain et non pas tel un cerveau dans un bocal ».

Vers la fin de l’entrevue, le journaliste a demandé à Mirelman pourquoi il a choisi de ne pas utiliser son don pour le bien de l’humanité, comme essayer de faire progresser la recherche dans le domaine médical.

Mirelman dit qu’il est incapable de se concentrer ou de fonctionner dans des initiatives à long terme et consacrer sa vie à la recherche scientifique n’était pas pour lui.

« J’ai le sentiment de faire quelque chose de bien pour l’humanité parce que les entreprises qui gagnent plus, offrent une plus grande stabilité pour leurs employés », a-t-il répondu.

« Peut-être que cela est un type de malédiction – parce qu’il y a cette attente que je vais résoudre les problèmes de l’humanité, je ressens ce genre de culpabilité », a-t-il dit. « Mais je ne peux être bon que dans les choses qui m’intéressent moi et ce que j’aime ».

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