A Moscou, Netanyahu rend hommage aux victimes des nazis et s’en prend à l’Iran
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A Moscou, Netanyahu rend hommage aux victimes des nazis et s’en prend à l’Iran

"Nous lui ferons face avec toute notre force pour garantir le caractère éternel d'Israël", a ajouté le Premier ministre, martelant qu'"il n'y aura pas d'autre Holocauste"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un discours au Jewish Museum and Tolerance Center à Moscou, le 29 janvier 2018. (Crrédit : AFP / Vasily MAXIMOV)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'un discours au Jewish Museum and Tolerance Center à Moscou, le 29 janvier 2018. (Crrédit : AFP / Vasily MAXIMOV)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu lundi hommage aux victimes des camps nazis, à l’occasion d’une visite du musée du Judaïsme à Moscou avec le président Vladimir Poutine, tout en fustigeant l’intention de l’Iran de « détruire » l’Etat hébreu.

« L’Holocauste est une horrible tragédie dans l’histoire de l’humanité », a déclaré M. Netanyahu, lors d’une cérémonie en mémoire des victimes de la Shoah, qui s’est déroulée en présence du grand rabbin de Russie, Berl Lazar, et d’anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale.

« Si on ne met pas fin à temps à cette haine sans fond envers les Juifs, elle se répand très vite et peut détruire les autres peuples aussi », a-t-il averti.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien a fustigé les intentions de l’Iran qui « dit ouvertement qu’il veut détruire Israël ».

« Nous lui ferons face avec toute notre force pour garantir le caractère éternel d’Israël », a-t-il ajouté.

Alors qu’environ six millions de Juifs ont été tués lors de la Seconde guerre mondiale, « il n’y aura pas d’autre Holocauste », a martelé le Premier ministre israélien.

M. Netanyahu avait déjà dénoncé la « menace » du renforcement de la présence iranienne en Syrie lors de sa dernière rencontre en août avec Vladimir Poutine, dont le pays est, avec l’Iran, l’un des principaux alliés du régime de Damas.

Ses propos font également écho à ceux qu’il avait tenus en mars 2017 lors d’une visite en Russie, accusant l’Iran de vouloir « détruire l’Etat juif ». Vladimir Poutine avait alors balayé ces accusations, l’invitant à tourner la page.

Pour sa part, le président russe a dressé lundi un parallèle entre l’antisémitisme et la « russophobie », alors que Moscou accuse souvent d’ « hystérie anti-russe » les Etats-Unis et le monde occidental en général.

« Je suis convaincu que les responsables politiques et religieux doivent faire tout leur possible pour (…) empêcher que grandissent les graines de l’idéologie nationaliste quelles que soient leur forme : l’antisémitisme, la russophobie et toutes les phobies fondées sur la haine », a-t-il déclaré.

« Notre mémoire, c’est la meilleure mise en garde contre toute tentative (..) de construire ou d’affirmer sa grandeur sur la base d’une supériorité raciale, nationale ou autre », a estimé M. Poutine.

Il a fait l’éloge de la « coopération étroite » entre la Russie et Israël dans la lutte contre « les tentatives de falsifier l’histoire et de réviser le bilan de la Seconde Guerre mondiale, de nier l’Holocauste et de minimiser la portée de la contribution cruciale de l’Union soviétique dans la victoire contre l’Allemagne nazie ».

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