A New York, Israel Katz parle « coopération civile » avec un homologue arabe
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A New York, Israel Katz parle « coopération civile » avec un homologue arabe

A l'Assemblée générale de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères a eu une discussion "captivante" avec un haut diplomate d'un pays inconnu, sans liens diplomatiques avec Israël

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz au centre de la grande mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi (Autorisation : Bureau de Katz)
Le ministre des Affaires étrangères Israel Katz au centre de la grande mosquée Sheikh Zayed à Abu Dhabi (Autorisation : Bureau de Katz)

Le ministre israélien des Affaires étrangères Israel Katz a rencontré lundi l’un de ses homologues originaire d’un pays arabe, nation qui n’a pas été identifiée et avec laquelle Israël n’entretient pas de liens diplomatiques.

Cette rencontre a eu lieu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui se déroule cette semaine à New York.

« En marge de l’Assemblée générale, une première rencontre captivante hier avec un ministre des Affaires étrangères arabes », a écrit Katz sur Twitter dans la matinée de mardi.

« Nous avons discuté en profondeur des réalités régionales et des moyens de gérer la menace iranienne, tout en convenant en même temps d’un processus de promotion de la coopération civile entre nos deux pays. Une nouvelle réalité stimulante », a-t-il continué.

Katz, qui est aussi ministre des Renseignements, a rencontré de hauts-responsables arabes à au moins deux occasions : Début juillet, il s’était entretenu avec un officiel émirati qui n’avait pas été identifié pendant une visite à Abu Dhabi, ville du Golfe.

A la fin du même mois, il avait posé le temps d’une photographie aux côtés du ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al Khalifa, au cours d’un événement organisé par le Département d’Etat américain à Washington.

Ce cliché avait été un exemple rare d’un dirigeant arabe s’affichant publiquement avec une personnalité israélienne.

Le ministre des Affaires étrangères israélien Israel Katz et son homologue bahreïni Khalid bin Ahmed Al-Khalifa, à droite, posent pour une photo au département d’Etat à Washington, le 17 juillet 2019 (Autorisation)

Katz doit prendre la parole jeudi à l’Assemblée générale. Il devrait rencontrer plusieurs ministres des Affaires étrangères entre-temps.

Katz s’est envolé lundi vers New York à la place du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a décidé la semaine dernière de ne pas se rendre à l’ONU après avoir échoué à glaner un soutien suffisant lors du scrutin à la Knesset du 17 septembre pour former un nouveau gouvernement avec ses alliés politiques de droite.

Le bureau de Netanyahu a fait savoir qu’il annulait ce voyage en raison des « circonstances politiques », sans donner d’autres détails. C’est la première fois que Netanyahu est absent de l’Assemblée générale depuis 2010, lorsque le ministre des Affaires étrangères d’alors, devenu son ennemi politique actuel, Avgidor Liberman s’était exprimé devant les dirigeants du monde à la tribune.

L’Assemblée générale a commencé, cette année, le 24 septembre, la veille de la remise des résultats du scrutin par la commission centrale électorale au président Reuven Rivlin. Ce dernier a jusqu’au 2 octobre pour charger un député de rassembler un gouvernement.

Les discours prononcés aux Nations unies par Netanyahu ont été largement consacrés à l’Iran et il y a utilisé des supports – notamment en dessinant une ligne rouge sur une bombe en carton qui symbolisait le programme d’armement nucléaire présumé de l’Iran.

Présentation de la bombe et de la ligne rouge par Netanyahu à l’Assemblée générale de l’ONU le 27 septembre 2012 (Crédit : Avi Ohayun, GPO)

Son absence de l’ONU signifie qu’il ne rencontrera pas le président américain Donald Trump.

Netanyahu avait à maintes reprises vanté ses liens de proximité avec Trump dans sa campagne électorale et des propos tenus par le président américain, qui se réjouissait de la rencontre prévue entre les deux hommes à l’ONU, avaient semblé indiquer que le leader américain espérait que Netanyahu remporte le scrutin.

Netanyahu avait également dit qu’il était impatient de s’entretenir avec Trump, disant que l’Etat juif « n’a jamais eu un aussi grand ami à la Maison Blanche ».

Alexander Fulbright a contribué à cet accord.

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