A Paris, un pavillon éphémère pour rendre hommage aux victimes du 7 Octobre
Un livre d'hommages est mis à disposition : "Justice pour les otages", y a écrit Arlo Whisenhunt, 16 ans, un Américain en visite à Paris avec sa famille
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« Justice » et « espoir » pour les otages : deux ans après le 7 Octobre, et alors que tous les regards sont tournés vers le plan de paix américain, un pavillon éphémère s’est ouvert lundi à Paris pour rendre hommage aux victimes de l’attaque du Hamas.
L’exposition de photos et portraits, organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), se tient jusqu’à mardi Place des Vosges, au coeur du Marais, un quartier de la capitale française « qui a une histoire juive ancienne », explique à l’AFP Yonathan Arfi, le président de l’instance.
Dans la salle où sont exposées des photos du photojournaliste israélien Ziv Koren, les larmes montent aux yeux de Kim, 23 ans, et Mia, 15 ans, deux sœurs originaires d’Israël.
« C’était un jour férié. J’étais à peine réveillée et ma grand-mère m’a dit ‘Mia, il y a la guerre' », se remémore Mia. « Je ne peux pas continuer de vivre, continuer d’apprendre en sachant que (les otages) sont encore là-bas. »
Evoquant le plan de paix de Donald Trump, leur mère Sharon, qui a perdu un cousin le 7 Octobre, dit : « Nous sommes pleins d’espoir. Nous espérons qu’il y ait la paix, que tout le monde revienne et que nous puissions vivre de nouveau ».
Sur les 251 personnes enlevées, 47 sont toujours retenues à Gaza, dont 25 sont mortes selon l’armée israélienne.
Un livre d’hommages est mis à disposition : « Justice pour les otages », y a écrit Arlo Whisenhunt, 16 ans, un Américain en visite à Paris avec sa famille.
Les Whisenhunt ne sont pas juifs mais la mère, Anu, explique : « Nous avons des amis des deux côtés et nous devons rester ancrés, comprendre, écouter ».
Anne Abravanel, 77 ans, témoigne elle d’une « peur que ça recommence », et celle d’un antisémitisme qui « n’existait pas avant » en France et « qui se propage ».
Le Hamas a affirmé dimanche sa volonté de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre à Gaza et de procéder à un échange « immédiat » d’otages et de prisonniers avec Israël, avant des négociations indirectes en Egypte entre les deux belligérants.
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