A quel point votre Coca-Cola est-il sucré ? Une start-up israélienne vous le dit
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A quel point votre Coca-Cola est-il sucré ? Une start-up israélienne vous le dit

Intrigués par le volume de sucre que vous consommez sous différentes formes ? Valiber a la réponse

David Shamah édite notre section « Start-Up Israel ». Spécialiste depuis plus de dix ans en technologies et en informatique, il est un expert reconnu des start-up israéliennes, de la high-tech, des biotechnologies et des solutions environnementales.

Illustration de produits de Coca-Cola avec l'indice de sucre données par Valiber (Crédit :autorisation)
Illustration de produits de Coca-Cola avec l'indice de sucre données par Valiber (Crédit :autorisation)

Est-ce chaud ou froid ? Découvrez-le en vérifiant votre thermomètre ? Un objet est-il long ou court ? Pour cela, vous sortez votre règle et vous le mesurez. A quel point quelque chose de sucré est-il sucré ? Yuval Klein, le PDG de la start-up israélienne Valiber, veut répondre à cette question.

« Nous avons établi le premier stardard objectif et mesurable de teneur de sucre, a-t-il déclaré au Times of Israel. La distance, la taille, les calories et presque tout peut-être mesuré de manière objective, mais le goût a jusqu’à présent été qu’une affaire de goût. Nous voulons arriver au moment où une personne entrera dans un café et demandera un latté avec x grammes de sucres, en utilisant notre objectif de Val mesure ».

Dans sa première mise en pratique du concept, Valiber a utilisé sa technologie pour déterminer à quel point Coca-cola est sucré et découvrir que tous les Coca-Cola ne sont pas fabriqués de la même manière.

« Bien qu’il s’agisse d’une marque internationale qui devrait être basée sur une seule formule, il existe des différences significatives dans la teneur en sucre de Coca-cola dans différents pays, a déclaré Klein. Le Coca en Espagne, par exemple, est beaucoup plus sucré que celui au Japon ».

Un Val, un standard établi par Valiber, est un point à partir duquel la plupart des gens commencent à déterminer que quelque chose est sucré, avec un Val équivalent à 3,423 grammes de sucres par litre d’eau. Nous ne sommes pas arrivés à ce chiffre par hasard, a déclaré Klein. Le seuil a été mis en évidence par de nombreuses études scientifiques. Nous avons simplement été les premiers à en faire un standard ».

C’est une chose de développer un standard, mais Valiber vise aussi à le faire accepter, a déclaré Klein.

« Notre produit n’est pas seulement le standard, mais une tige spéciale que les utilisateurs pourront mettre dans une tasse de liquide pour déterminer le niveau de sucre, le nombre de Vals qu’elle contient. En regardant la teneur en sucre comme un standard objectif, les gens seront capables de mieux contrôler le niveau de sucre qu’ils consomment. Alors que les docteurs et les nutritionnistes soulignent l’importance de réduire le sucre, nous croyons que notre standard et notre produit sera bien perçu par les consommateurs dans le monde entier ».

La tige, équipée de censeurs, transmettra des données à l’application Valiber et donnera aux utilisateurs un score Val pour leur boisson.

Un Valiber capable de mesurer les niveaux de sucre (Crédit : autorisation)
Un Valiber capable de mesurer les niveaux de sucre (Crédit : autorisation)

Les Vals ne concernent pas seulement la teneur en sucre ; au final, ils seront utilisés pour mesurer le goût de sensibilité au sel, à ce qui est amer, aigre, tout cela en chiffres.

« Nous vivons dans un monde où nous pouvons décrire et tout partager ; de la température extérieure à la profondeur de votre piscine. Et pourtant, nous trouvons cela difficile d’exprimer comment nous aimons quelque chose. Imaginez entrer dans un supermarché et être capable de comparer différents goûts de marques, de nourriture et de boisson, et de comprendre à partir de l’emballage ce que nous aimerions mieux. Vals peut nous aider à cela ».

Pour prouver son argument, Valiber a rassemblé des Coca-Colas du monde entier et a utilisé son standard Val pour déterminer le goût sucré de chacun. Ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air, a déclaré Klein.

« Des bouteilles de Coca Cola utilisent du sucre rafiné, du sirop de fructose (HFCS) et d’autres types de sucres dans différentes parties du monde, en fonction des goûts, de l’économie etc. Tandis que les étiquettes indiquent le volume de sucre en terme de grammes, HFCS a un niveau différent de goût sucré que le sucre, tout comme les autres substituts de la canne à sucre. La technologie Valiber peut détecter les types d’édulcorants utilisés et les mesurer en utilisant notre standard objectif, pour qu’un client sache exactement ce qu’il consomme, peu importe ce que l’étiquette va lui dire ».

Ainsi, les étiquettes de Coca-Cola en Israël et en Espagne, par exemple, évoquent toutes les deux une teneur en sucre de 10,6 grammes par 100 ml de boisson, mais le Coca en Espagne avait un niveau de Val de 35, tandis que celui d’Israël était à 32. Peut-être de manière plus étonnante, la valeur japonaise de Val s’élevait à 31, le plus bas de n’importe quel pays, alors que l’étiquette indique une teneur de sucre de 11,3 grammes /100 ml, plus que dans de nombreux endroits.

Tableau de comparaison des quantités de sucre des produits de Coca-Cola selon les pays (Crédit : autorisation)
Tableau de comparaison des quantités de sucre des produits de Coca-Cola selon les pays (Crédit : autorisation)

Les différences, déclare Klein, pourraient être expliquées par la composition des sucres, comme des combinaisons de canne, HFCG, et d’autres édulcorants. Dans tous les cas, a déclaré Klein, le porte-parole de Coca-Cola avec qui il a été en contact l’a remercié de l’information et prévoit de l’utiliser pour ajuster les offres au niveau mondial.

Coca-Cola s’efforce de maintenir un goût aussi uniforme que possible à travers sa ligne de production, et cela inclut d’essayer de donner au Coca Light le même goût que le Coca-Cola normal. Notre système montre que l’aspartame, utilisé pour donner au Coca Light son goût sucré, est 205 fois plus important que le sucre, beaucoup plus que la plupart des personnes ne le pensent ».

« Le coca est juste un exemple, a déclaré Klein. Notre système de mesure et notre dispositif seront, nous le croyons, populaires dans les cafés où quelqu’un commandant une boisson sera capable de préciser le goût sucré qu’il veut en terme de Vals. Au-delà de cela, le système sera une aubaine pour ceux qui cherchent à contrôler leur apport en sucre, et d’autres types de sucres qu’ils consomment. La prochaine version de notre tige fonctionnera non seulement sur les boissons, mais aussi sur les produits alimentaires ».

Capables de distinguer le sucre de canne, le HFCS, le maltose, le dextrose, le sucrose et tous les autes types que l’industrie alimentaire utilise pour masquer les teneurs énormes en édulcorants ajoutés dans les produits alimentaires commerciaux, les consommateurs sauront finalement la quantité de sucre qu’ils ingurgitent et qu’ils boivent, a ajouté Klein.

Valiber fait partie de l’une des plusieurs dizaines de start-up d’Israël et de l’étranger qui présenteront leur technologie à la Nation FoodTech 2015, le plus grand événement en Israël de mise en valeur des produits dans le domaine alimentaire, qui associe la technologie avec la production de nourriture.

Parmi les autres entreprises israéliennes à être présentes, on trouvera DouxMatok, qui développe un système pour améliorer le goût sucré de la canne à sucre et HFCS pour que les producteurs soient capables d’en utiliser moins tout en donnant le même niveau de goût sucré ; Water.IO, qui développe une bouteille d’eau intelligente informant les coureurs quand ils doivent boire ; et Flying SpArk, qui développe des protéines alimentaires à partir d’œufs de mouches domestiques.

Des investissurs majeurs d’Israël et de l’étranger participeront à l’événement, et Valiber espère intéresser certains d’entre eux avec sa technologie.

Fondée l’année dernière, l’entreprise est récemment entrée dans un partenariat avec une entreprise chinoise qui a investi plussieurs centaines de milliers de dollars et qui s’occupera de la production des tiges.

« Nous voulons lever de l’argent dans l’année à venir pour développer la phase suivante de la technologie, un appareil qui mesurera la nourriture solide, a déclaré Klein. Aujourd’hui, les médecins et les nutritionnistes savent que la consommation excessive de sucre est un risque majeur pour la santé, mais les professionnels de l’industrie agroalimentaire ne facilitent pas les choses pour que les consommateurs puissent connaître le type de sucre qu’ils consomment, du sucre de canne, du HFCS etc. Valiber est le premier standard et la première technologie qui leur permettra d’identifier et de contrôler le sucre qu’ils mangent et boivent ».

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