A Rome, Netanyahu et Kerry évoquent les grands enjeux mondiaux actuels
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A Rome, Netanyahu et Kerry évoquent les grands enjeux mondiaux actuels

Au cours de cette longue conversation, le Premier ministre et le secrétaire d'Etat américain sont notamment revenus sur les "immenses implications pour l'économie" de l'accord avec la Turquie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d’Etat américain John Kerry se sont rencontrés lundi 27 juin à Rome. Ils ont publié les déclarations suivantes avant leur réunion :

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est exclamé : « Bonjour à tous. Je suis très heureux d’accueillir le Premier ministre d’Israël, mon ami Bibi Netanyahu, à la résidence américaine ici à Rome, dont il est un habitué. Nous avons passé un bon nombre d’heures ici, dans le jardin, dans cette salle et ailleurs à parler.

Nous avons eu une très longue réunion hier soir au cours de laquelle nous avons discuté de nombreuses questions différentes, mais nous nous sommes concentrés de façon significative sur le défi de faire reculer le terrorisme et de faire reculer le terrorisme spécifiquement en ce qui concerne le défi que pose le Sinaï à Israël, sur les hauteurs du Golan, où l’Etat islamique est maintenant visible, tenant ses positions, et aussi le défi de la violence résultant de l’extrémisme à Gaza et en Cisjordanie.

Nous avons eu une conversation très productive à ce sujet, et nous avons parlé assez longuement des manières dont nous pourrions essayer travailler et de faire bouger les choses dans une direction plus positive. Nous avons aussi parlé des progrès accomplis, les progrès significatifs accomplis par le Premier ministre dans ses discussions avec la Turquie, et nous avons évidemment encouragé un mouvement vers la résolution des différences entre la Turquie et Israël.

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi écoute le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, au cours d'une réunion au palais présidentiel, au Caire, le 18 mai 2016 (Crédit : Amr Nabil/Pool/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi écoute le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, au cours d’une réunion au palais présidentiel, au Caire, le 18 mai 2016 (Crédit : Amr Nabil/Pool/AFP)

Et enfin, nous avons parlé assez longuement du défi économique, et en particulier de certains des pays de la région qui sont témoins d’une sorte de transformation d’obstacles – l’Egypte notamment, par rapport à sa transformation économique, qui se produit alors même qu’elle se défend contre le terrorisme, et nous avons discuté des manières dont nous pouvons travailler ensemble avec d’autres pays de la région afin de faire face à ces problèmes.

Et bien sûr, enfin, nous avons parlé du Brexit – [il était] impossible de ne pas le faire – et de la manière dont cela pourrait affecter ou non toutes les économies, et je pense que nous sommes arrivés à la conclusion que, bien géré, avec du leadership et les efforts de toutes les parties pour calmer les esprits et aller de l’avant de manière régulière, nous pouvons passer à travers cela – également une autre transformation, transition et en minimisant donc, espérons-le, tout type d’effet collatéral négatif.

Plus important encore, Israël est, comme chacun le sait et nous le répétons encore et encore, un allié majeur et un ami des États-Unis, et Israël continue d’être confronté à des défis importants. Nous en avons parlé, et de la façon dont, je l’espère, avec un bon effort de tous les dirigeants, nous pouvons essayer de changer de direction et trouver une façon positive d’affecter la vie de tout le monde – les Israéliens, les Palestiniens, les gens des pays voisins – et nous diriger vers un avenir plus stable et pacifique ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la conférence de presse annonçant les détails de l'accord de réconciliation entre Israël et la Turquie, à Rome, le 27 juin 2016. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la conférence de presse annonçant les détails de l’accord de réconciliation entre Israël et la Turquie, à Rome, le 27 juin 2016. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Le Premier ministre a par la suite répondu : « Merci, John, pour le dîner et le petit-déjeuner, et pour nos conversations. Je salue l’opportunité d’avoir, je dirais, des discussions exploratoires sur la région, sur ses défis et ses opportunités avec mon bon ami John Kerry. Ce sont des discussions sérieuses accomplies par deux alliés engagés, Israël et les Etats-Unis.

Nous avons discuté de tout ce dont le Secrétaire d’Etat a parlé – des défis dans la région, depuis l’Etat islamique, l’Est, l’Ouest, le Nord. Nous avons discuté non seulement de la coopération sécuritaire américano-israélienne, mais aussi de la coopération sécuritaire dans le contexte régional plus large. Nous avons discuté de comment faire avancer le processus avec les Palestiniens, aussi difficile que ce soit. Nous avons discuté des implications régionales pour stabiliser le Moyen-Orient, pour le rendre moins convulsif. Et nous avons parlé de questions bilatérales nous concernant. Cela a constitué une conversation à large spectre dont je pense qu’elle avait pour but de nous amener tous deux dans une direction commune pour des buts communs, et je la trouve de grande valeur, donc merci.

J’ai mis le secrétaire Kerry au courant de notre accord avec la Turquie, accord que nous allons dévoiler à midi. Je pense que c’est un pas important que de normaliser les relations d’un côté. Cela a d’immenses implications pour l’économie israélienne, et j’utilise ce mot délibérément – d’immenses implications pour l’économie israélienne et j’entends par là d’immenses implications positives.

Beaucoup d’autres choses ont été discutées et seront discutées aujourd’hui, mais je me souviens d’une rencontre que j’avais eue avec le secrétaire Kerry il y a de cela un certain temps lorsque nous en avions parlé avec le vice-président Biden, que j’ai appelé hier, et qui m’avait rencontré il y a quelques années à Davos. Rod est un expert du pétrole, et un expert du gaz, et il a dit, ‘Cela va créer les fondations, une partie des fondations, du futur de votre économie’. Cela m’est resté en tête, et j’en dirai plus à ce propos aujourd’hui au déjeuner ».

Le secrétaire d’Etat John Kerry a ajouté : « Parce que je souhaitais, je souhaitais que le Premier ministre dise quelque chose à ce sujet, et cela ne devait pas venir de moi. Mais tout d’abord, nous saluons, les Etats-Unis saluent cette étape. C’est une chose dont nous avons parlé pendant plusieurs années, comme le Premier ministre l’a dit. Je suis fier de dire que l’expert sur le pétrole du vice-président est l’expert sur le pétrole du département d’Etat. Amos Hochstein a fait un beau travail à ce sujet également, et le vice-président a encouragé cela tout du long.

Le président Barack Obama à l'aéroport Ben Gurion le 20 mars 2013 (Crédit Kobi GideonFlash90)
Le président Barack Obama à l’aéroport Ben Gurion le 20 mars 2013 (Crédit Kobi GideonFlash90)

Nous sommes donc évidemment satisfaits, au sein de l’Administration. C’est une étape que nous voulions voir se produire. Je pense que lorsque le président Obama est venu en Israël, il y a eu un célèbre coup de fil vers la Turquie sur le tarmac de l’aéroport, alors que nous essayions de faire avancer les choses. Donc la boucle est bouclée, et M. le Premier ministre, je vous félicite. Je sais que votre équipe a travaillé longtemps et durement à cela. Je pense que c’est une étape positive, une qui constitue, je l’espère, le début d’une longue série. Merci. J’apprécie cela. »

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