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Adoption d’une motion contre le retour à l’accord initial sur le nucléaire iranien

16 Démocrates ont voté en faveur d'une mesure symbolique exigeant davantage de restrictions contre l'Iran et le maintien du CGRI sur la liste des organisations terroristes

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des Iraniens se préparent à incendier un drapeau israélien près d'une photographie de feu le général iranien Qasem Soleimani pendant un rassemblement organisé pour la journée al-Quds à Téhéran, le 29 avril 2022. (Crédit : AFP)
Des Iraniens se préparent à incendier un drapeau israélien près d'une photographie de feu le général iranien Qasem Soleimani pendant un rassemblement organisé pour la journée al-Quds à Téhéran, le 29 avril 2022. (Crédit : AFP)

Le Sénat américain a adopté mercredi une motion non contraignante exigeant que tout accord nucléaire conclu avec l’Iran porte également sur le programme de missiles balistiques de la République islamique et le soutien à ses mandataires dans la région.

La mesure symbolique a été adoptée par 62 voix contre 33, avec 16 Démocrates votant pour, démontrant l’opposition généralisée aux efforts de l’administration Biden pour revenir sur l’accord nucléaire connu officiellement sous le nom de Joint Comprehensive Plan of Action.

L’accord de 2015, qui prévoyait un allègement des sanctions en échange de la limitation du programme nucléaire iranien, n’abordait pas les autres questions. L’ancien président américain Donald Trump s’est retiré de l’accord en 2018 et a mis en œuvre une campagne de sanctions à pression maximale visant l’Iran.

La motion introduite par le sénateur républicain James Lankford stipulait également que tout accord nucléaire conclu avec l’Iran n’incluait pas la levée des sanctions contre le Corps des gardiens de la révolution islamique de Téhéran ou spécifiquement le retrait de l’IRGC de la liste des organisations terroristes étrangères du département d’État.

L’exigence de l’Iran que les États-Unis retirent le Corps des gardiens de la révolution islamique est considérée comme le dernier obstacle à un retour conjoint des États-Unis et de l’Iran à la conformité avec le JCPOA – mais un obstacle suffisamment important pour provoquer une impasse de près de deux mois dans les négociations entre les puissances mondiales à Vienne, l’optimisme quant à la possibilité d’un compromis diminuant de jour en jour.

L’administration Biden a clairement fait savoir qu’elle ne céderait pas sur la demande iranienne tant que Téhéran ne prendrait pas de lui-même des mesures pour justifier la radiation de l’IRGC.

« Si l’Iran veut une levée des sanctions qui va au-delà du JCPOA, il devra répondre à nos préoccupations qui vont au-delà du JCPOA », a déclaré le mois dernier Ned Price, porte-parole du département d’État, lorsqu’il a été interrogé sur la radiation des Gardiens de la révolution. « Ils devront négocier ces questions de bonne foi avec réciprocité. »

Si les Démocrates qui s’opposent à l’accord sur le nucléaire iranien ont toujours été une minorité, le bloc semble s’élargir.

Quatre sénateurs démocrates ont voté contre le JCPOA initial – Chuck Schumer, Bob Menendez, Ben Cardin et Joe Manchin. Tous sauf Menendez ont voté en faveur de la motion de mercredi avec 13 autres. Menendez n’a pas voté, bien que ses commentaires exprimant son inquiétude au sujet des négociations nucléaires au cours des derniers mois indiquent qu’il aurait soutenu l’initiative de Langford.

Les autres Démocrates qui ont voté avec le caucus républicain sont les sénateurs Richard Blumenthal, Cory Booker, Chris Coons, Catherine Cortez Masto, Kirsten Gillibrand, Maggie Hassan, Mark Kelly, Angus King, Gary Peters, Jacky Rosen, Kyrsten Sinema, Jon Tester et Ron Wyden.

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