Affaire 4 000 : Ben Gvir appelle Trump à intervenir pour clore le procès de Netanyahu
C'est devant la salle d'audience du procès pour corruption du Premier ministre que le ministre de la Sécurité nationale a demandé au président US de mettre fin à la "mascarade"

S’adressant à la presse devant la salle d’audience où se déroulait le procès pour corruption du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a appelé mardi le président américain Donald Trump à intervenir et à mettre fin à ce qu’il qualifie de « mascarade » qui empêche le Premier ministre de faire son travail.
« Je tiens à dire clairement une chose au sujet de cette mascarade qu’est le procès Netanyahu : je trouve absurde que le Premier ministre doive assister à des réunions jusqu’à 2 heures du matin. Je suis assis là avec lui et quand je lui dis qu’il est temps de rentrer chez lui, il me répond que non, qu’il doit se préparer pour le procès », a expliqué Ben Gvir.
« C’est fou, ce n’est pas normal. J’espère que le président Trump mettra fin à cette mascarade. Le président Trump devrait intervenir et mettre fin à cet abus dont est victime le Premier ministre. »
Trump a appelé à plusieurs reprises le président Isaac Herzog à gracier Netanyahu, notamment lors de son discours à la Knesset en octobre 2025 et dans une lettre adressée au président israélien le mois suivant. Il s’est ainsi attiré des critiques pour s’être immiscé dans les procédures judiciaires internes d’Israël.
Intervenant la semaine dernière lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, Herzog a déclaré avoir « clairement indiqué à plusieurs reprises » que la demande de grâce de Netanyahu « devait suivre une procédure précise ».
« À ce stade, la demande doit suivre la procédure de consultation des différents services compétents du ministère de la Justice », avait-il expliqué à Fareed Zakaria.
« Je ne peux pas enfreindre cette règle, car je dois bien sûr agir conformément aux règles. »
« J’ai énormément de respect pour le président Trump », avait ajouté Herzog.
« Mais notre pays dispose de son propre système juridique et j’agirai dans le cadre de ses limites. »







