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Affluence de fidèles dans les synagogues de Téhéran et du Caire pour Rosh HaShana

Les deux capitales comptaient au début du siècle dernier d'importantes communautés juives

Capture d'écran d'une vidéo de prières à la synagogue de Téhéran, en septembre 2023 (Kan, utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Capture d'écran d'une vidéo de prières à la synagogue de Téhéran, en septembre 2023 (Kan, utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Selon des images diffusées vendredi par le radiodiffuseur public Kan, quelque deux cents fidèles ont assisté aux prières des Selichot, la semaine passée, dans la capitale iranienne.

Les prières nocturnes des Selichot – litanie de prières pénitentielles et de supplication – se tiennent un peu avant Rosh HaShana, le Nouvel An juif, dont les festivités ont commencé vendredi soir.

L’office était dirigé par le grand rabbin d’Iran, Yehuda Gerami.

Avant la révolution islamique de 1979, on comptait quelque 100 000 Juifs en Iran et, en 2016, selon les chiffres iraniens, moins de 10 000.

Cette année, Rosh HaShana est tombé le même jour que le premier anniversaire de la mort, entre les mains de la police iranienne, de Mahsa Amini, événement qui avait donné lieu à des semaines de manifestations de très grande ampleur. Les forces de l’ordre ont été déployées partout en Iran, samedi, de crainte de nouveaux troubles à l’ordre public.

Des membres de la communauté juive de Téhéran ont été arrêtés lors de ces manifestations l’an dernier. Le Comité central juif de Téhéran avait publié une lettre dans laquelle il assurait le régime iranien de son soutien face à la répression meurtrière des manifestants.

La communauté juive d’Iran a pris d’autres mesures pour protéger ses membres, comme cette déclaration de Gerami, en 2021, condamnant l’assassinat, en 2020, par les États-Unis du général Qassem Soleimani, haut responsable du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien, de crainte que les Juifs ne soient pris pour cibles par leurs voisins musulmans.

Des personnalités éminentes de la communauté juive d’Iran publient de temps à autres des déclarations anti-israéliennes en phase avec la politique du régime.

L’Iran a publiquement annoncé son intention de détruire Israël et soutient financièrement des organisations terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, qui partagent son objectif.

Par ailleurs, en Egypte, des prières ont eu lieu dans une synagogue du Caire, vendredi soir, et ce, pour la première fois depuis 70 ans, a rapporté Kan.

Des membres de ce qui reste de la petite communauté juive du Caire ont assisté à des prières dans les locaux de la synagogue centenaire Vitali Madjar, en présence de diplomates étrangers.

La communauté juive d’Égypte, millénaire, comptait quelque 80 000 personnes dans les années 1940 : on l’estime aujourd’hui à moins de 20 personnes. Le départ des Juifs d’Égypte a été provoqué par la montée du nationalisme, au moment des guerres israélo-arabes, le harcèlement et un certain nombre d’expulsions décidées par le président de l’époque, Gamal Abdel Nasser.

L’Égypte et Israël ont signé un traité de paix historique en 1979 et entretiennent depuis des relations diplomatiques officielles. Malgré tout, l’opinion publique égyptienne reste globalement hostile à l’Etat juif.

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