Algérie : un blogueur recondamné pour intelligence avec l’étranger libéré
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Algérie : un blogueur recondamné pour intelligence avec l’étranger libéré

Incarcéré depuis janvier 2017, Merzoug Touati, 30 ans, avait été arrêté après avoir publié sur son blog un entretien avec un responsable israélien et appelé à des manifestations

Merzoug Touati, un blogueur algérien condamné à 10 ans de prison ferme pour la publication d'une interview. (Capture d'écran Twitter / Reporters sans frontières)
Merzoug Touati, un blogueur algérien condamné à 10 ans de prison ferme pour la publication d'une interview. (Capture d'écran Twitter / Reporters sans frontières)

Un blogueur algérien, dont la condamnation à sept ans de prison pour intelligence avec l’étranger avait été récemment annulée, a été de nouveau reconnu coupable lundi mais l’allégement de sa peine a permis sa libération, a annoncé à l’AFP son avocat.

Incarcéré depuis janvier 2017, Merzoug Touati, 30 ans, avait été arrêté après avoir publié sur son blog un entretien avec un responsable israélien et appelé à des manifestations.

Il avait été condamné en mai 2018 en première instance à 10 ans de prison, une peine réduite le mois suivant à sept ans en appel, puis annulée fin janvier par la Cour suprême algérienne qui a renvoyé l’affaire devant le tribunal de Skikda.

Lundi, le tribunal de Skikda, à 500 km à l’est d’Alger, l’a « condamné à cinq ans de prison dont deux fermes », a déclaré à l’AFP Me Salah Dabouz.

Sa détention préventive couvrant la peine à laquelle il a été condamné, « il a été remis en liberté », a indiqué son avocat.

Le tribunal l’a à nouveau condamné pour les chefs d' »intelligence avec une puissance étrangère » et « incitation à l’attroupement », selon Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de Défense des droits de l’Homme (LADDH) qui a soutenu le blogueur.

M. Touati avait été condamné notamment pour avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels », crime passible de 20 ans d’emprisonnement.

Il lui est reproché d’avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole des Affaires étrangères d’Israël, Etat que ne reconnaît pas l’Algérie.

Lors de ses deux procès, la Cour avait écarté le chef d’incitation à « s’armer contre l’autorité de l’Etat » – passible de la peine de mort – et deux autres crimes et délits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook.

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