Rechercher

Allemagne : une hausse de l’antisémitisme après l’attaque de Halle

Le rapport d'un groupe de veille allemand met en lumière 1 253 incidents antisémites recensés en 2019 dans quatre États fédérés allemands, dont Berlin

Des bougies allumées devant la synagogue de Halle, à l'est de l'Allemagne, 24 heures après une fusillade antisémite, le 10 octobre 2019. (Crédit : Ronny Hartmann / AFP)
Des bougies allumées devant la synagogue de Halle, à l'est de l'Allemagne, 24 heures après une fusillade antisémite, le 10 octobre 2019. (Crédit : Ronny Hartmann / AFP)

BERLIN (JTA) — Un nouveau rapport d’un groupe de surveillance de l’antisémitisme en Allemagne a mis en évidence une augmentation des incidents antisémites recensés après l’attaque de la synagogue de Halle lors du dernier Yom Kippour.

« La perception publique du sujet de l’antisémitisme a été fortement marquée par l’attaque terroriste d’extrême droite à Halle pendant Yom Kippour », a écrit l’Association fédérale des Départements pour la recherche et l’information sur l’antisémitisme, ou RIAS, lors de la publication du rapport cette semaine.

Le rapport met en lumière 1 253 incidents antisémites recensés en 2019 dans quatre États fédérés allemands, dont Berlin. La prise en compte des cas des États de Brandenburg, Schleswig-Holstein et Bavière a été ajoutée à l’étude cette année. Lors de l’attaque de Halle, deux personnes ont été tuées à proximité de la synagogue alors que le tireur n’avait pas pu pénétrer dans le bâtiment.

Un parcours politique au sein de cercles d’extrême-droite semblait être un élément récurrent chez les personnes impliquées dans des attaques antisémites. C’est particulièrement vrai dans l’État du nord de Schleswig-Holstein, où les idées antisémites et d’extrême droite sont exprimées ouvertement. Mais le rapport prétend aussi montrer que l’antisémitisme dépasse les limites des clivages politiques.

Des partisans d’extrême-droite et néo-nazis traversent Plauen, dans l’est de l’Allemagne, le 1er mai 2019. (Sebastian Willnow/DPA/AFP via Getty Images via JTA)

RIAS a observé une variété de motifs antisémites qui se superposent, notamment l’intolérance antisémite, l’anti-judaïsme, l’antisémitisme moderne, l’antisémitisme focalisé sur Israël et l’antisémitisme post-Shoah.

Le motif le plus important, l’antisémite post-Shoah, représente environ 46 % des incidents. Il correspond généralement au négationnisme de la Shoah et des différents crimes perpétrés par l’Allemagne nazie.

L’étude distingue également l’antisémitisme urbain de celui rural.

« Dans les zones rurales, par exemple, l’antisémitisme associé à Israël joue un rôle moins important », a déclaré Alexander Rasumny de RIAS dans un entretien accordé à Deutsche Welle. C’est un phénomène qui tend plus à se manifester dans les zones urbaines. »

Jeudi, la veille de l’anniversaire du 8 mai 1945 marquant la capitulation de l’Allemagne face aux Alliés, le président du Conseil central des Juifs en Allemagne a tiré la sonnette d’alarme sur la disparition du souvenir de la Shoah, particulièrement parmi les jeunes Allemands.

« Dans leurs esprits, la Seconde Guerre mondiale est aussi loin que l’Empire ; ce n’est plus un point de référence », a déclaré Schuster. « Si environ la moitié de jeunes ne connaissent pas le mot ‘Auschwitz’, il y a quelque chose qui ne va pas. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.