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Alors que le prix des tests maison divise, les enfants recevront des kits à l’école

Les enfants et le personnel enseignant recevront 3 kits chacun ; les magasins d'alimentation pourront vendre des tests ; les députés discutent du plafonnement des prix

Tests antigéniques rapides COVID-19, 29 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90 )
Tests antigéniques rapides COVID-19, 29 septembre 2021 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90 )

Le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré dimanche que le gouvernement fournirait gratuitement des tests antigènes à domicile aux étudiants et au personnel enseignant, alors que le ministère de la Santé a annoncé que davantage de commerces seraient autorisés à vendre les tests dans l’espoir que cela augmente leur disponibilité et fasse baisser leurs prix.

Ces annonces ont été faites alors que les responsables ont débattu de la possibilité de plafonner les prix des tests à domicile afin de mettre un frein à l’arnaque, la demande étant supérieure à l’offre et la crainte qu’un passage aux tests à domicile ne mette à rude épreuve les Israéliens qui n’ont pas les moyens d’acheter les tests rapides.

Au cours du week-end, Israël a commencé à réserver les tests PCR gratuits à certains cas seulement, incitant les personnes vaccinées à utiliser les tests antigéniques rapides à domicile afin de désengorger les sites de test. Cependant, ce changement a entraîné une rupture de stock des tests à domicile, déjà peu nombreux.

M. Bennett a déclaré à son cabinet que les tests gratuits commenceraient à être distribués aux élèves et au personnel des jardins d’enfants et des écoles dans les prochains jours.

« Chaque enfant et membre du personnel recevra trois kits de test. Nous avons pris soin de livrer les stocks aux écoles en temps voulu et ces kits sont maintenant utilisés pour alléger la charge des parents », a déclaré Bennett au début de la réunion du cabinet.

Bennett a également déclaré qu’un million et demi de tests étaient distribués aux maisons de retraite à travers le pays.

« Nous nous assurons de mettre une enveloppe de protection, hermétiquement fermée autant que possible, sur les maisons de soins et aux personnes âgées dans le but de protéger les plus vulnérables qui peuvent développer des maladies graves et nécessiter une hospitalisation », a déclaré le Premier ministre.

Un test rapide d’antigène COVID-19 est effectué à Jérusalem, le 5 janvier 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre a déclaré qu’il s’attendait également à ce que le prix des tests à domicile baisse avec l’arrivée imminente de millions de tests supplémentaires dans le pays.

« Nous sommes en contact avec les chaînes de pharmacies pour faire baisser les prix des tests. Les prix vont de toute façon baisser dans un avenir proche, car le marché sera inondé par les millions de kits de tests qui arriveront en Israël », a-t-il déclaré.

Peu après l’annonce de Bennett, le ministère de la Santé a déclaré qu’il allait autoriser les supermarchés et les magasins d’alimentation à vendre des tests antigènes, brisant ainsi le monopole détenu par les pharmacies sur leur vente.

Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué que l’autorisation temporaire permettrait aux entreprises disposant d’une licence pour vendre des aliments et des boissons (à l’exception des bouchers) de vendre également des tests antigéniques à domicile, à condition qu’elles puissent les stocker séparément de tous les autres produits et dans des conditions appropriées. L’ordonnance temporaire expirera le 15 avril.

« Nous ouvrons le marché et nous autoriserons la vente de tests antigéniques à domicile par les chaînes de magasins, en plus des pharmacies. Cela rendra les tests accessibles et réduira considérablement le prix pour la population », a déclaré le ministre de la Santé Nitzan Horowitz dans un communiqué.

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz (à gauche) tiennent une conférence de presse sur la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 26 novembre 2021. (Moti Milrod/Pool via Flash90)

Le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, a déclaré plus tôt dimanche que les responsables cherchaient des moyens de contrôler les prix des tests COVID-19 à domicile.

« Nous avons contacté le ministère des Finances concernant le contrôle des prix des tests antigéniques pour s’assurer que le prix reste raisonnable », a déclaré Zarka à la station de radio publique Kan.

M. Zarka a également déclaré que l’offre de tests antigéniques effectués par des institutions officielles allait augmenter, notamment dans les zones périphériques où il y a moins de stations de test.

« Nous essayons de faire venir plus d’entreprises pour rendre les tests plus accessibles et la semaine prochaine, le déploiement dans la périphérie du pays va augmenter », a déclaré Zarka.

Zarka a notamment précisé qu’il y avait environ 2 000 membres du personnel soignant à travers le pays qui sont actuellement en quarantaine soit parce qu’ils ont été testés positifs, soit parce qu’ils sont cas contact.

Alors que les tests PCR étaient effectués gratuitement, les consommateurs doivent payer entre 35 NIS et plus de 100 NIS pour les tests à domicile vendus par des sociétés privées – un coût important, en particulier pour les familles nombreuses.

Ces prix ont fait craindre que les tests à domicile ne soient accessibles qu’aux personnes les plus aisées.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka lors d’une conférence de presse sur le coronavirus à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Ces annonces font suite à la pression du parti Travailliste, qui a déclaré dans un communiqué dimanche matin qu’il était inacceptable que le gouvernement appelle les gens à utiliser des tests à domicile sans en subventionner le coût.

« Le gouvernement ne peut pas exiger des citoyens qu’ils se conforment au cadre de dépistage alors qu’ils doivent supporter le poids des dépenses », a déclaré le parti dans un communiqué. « Nous demandons au gouvernement de [les] subventionner et d’œuvrer pour réduire le coût des tests, ainsi que pour un retour au système des tests PCR effectués par l’armée israélienne, comme lors des vagues précédentes. »

Le président de la commission de la Constitution, du droit et de la justice de la Knesset, Gilad Kariv, également issu du parti Travailliste, a déclaré dimanche que le gouvernement devrait envisager de mettre en œuvre un ordre de contrôle des prix des tests d’antigènes à domicile.

« Il est du devoir du gouvernement de s’assurer qu’il n’y a pas de frénésie des prix », a-t-il déclaré.

Le député travailliste Gilad Kariv a présidé une réunion de la commission de la Constitution, du droit et de la justice de la Knesset le 5juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Cependant, Simcha Rothman (Sionisme religieux), un législateur de l’opposition, s’y est opposé, affirmant que le marché s’occuperait de lui-même de faire baisser les prix.

« Les prix ne doivent pas être contrôlés. Ils voulaient surveiller les prix des masques [au début de la pandémie, et c’est une bonne chose qu’ils ne l’aient pas fait – en fait, les prix ont beaucoup baissé », a déclaré Rothman.

De nouvelles directives en matière de dépistage sont entrées en vigueur la semaine dernière. Toute personne vaccinée et âgée de moins de 60 ans doit effectuer un test antigénique rapide après avoir été exposée à un porteur du COVID-19 et rester chez elle jusqu’à ce qu’elle obtienne un résultat négatif. Elles peuvent faire le test chez elles ou dans un centre officiel.

Les personnes non vaccinées âgées de moins de 60 ans doivent également passer un test antigénique rapide, bien qu’il doive être effectué dans un centre de test officiel et qu’elles soient toujours tenues de s’isoler pendant sept jours en cas de résultat négatif.

Zarka a également fait remarquer qu’avec des infections aussi répandues en Israël, les personnes qui risquent de contracter une maladie grave à la suite d’une infection au coronavirus doivent faire preuve de prudence et ne pas compter sur le passeport vert pour assurer leur sécurité.

« Actuellement, l’efficacité du passeport vert a diminué, mais la vaccination reste un élément très important [contre le virus] », a déclaré Zarka. « Il est important qu’une population à haut risque ne s’appuie pas sur le passeport vert ».

Cette vue aérienne montre des voitures alignées sur un site de dépistage du coronavirus en drive-thru, à Modiin, le 2 janvier 2022. (GIL COHEN-MAGEN / AFP)

Dans le même temps, alors qu’Israël enregistre des niveaux de morbidité record dans le cadre de la vague d’infection alimentée par Omicron, de nouvelles directives relatives au coronavirus pour les écoles israéliennes sont entrées en vigueur dimanche, les taux de vaccination n’étant plus un facteur permettant de déterminer si les classes peuvent se réunir en personne.

Les responsables de la santé et de l’éducation ont convenu la semaine dernière d’abandonner le plan de « feux de circulation » en vertu duquel le taux de vaccination de chaque classe déterminait si les élèves pouvaient assister aux cours en personne ou à distance. Cette mesure permettra aux écoles d’organiser des cours en présentiel et à toutes les écoles et garderies de reprendre leurs activités, à condition que les enfants ne soient pas testés positifs, auquel cas les règles d’isolement habituelles s’appliquent.

Enfin, la ministre de l’Économie, Orna Barbivai (Kakhol lavan), a appelé les entreprises privées à autoriser leurs employés à travailler à domicile dans la mesure du possible.

La déclaration a le soutien du chef de la Histadrout, le plus grand syndicat du pays.

« Le gouvernement mène une politique de [protection] de l’économie au milieu de la COVID tout en faisant le moins de dégâts possibles aux entreprises et aux travailleurs », a déclaré Barbivai.

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