Alors que le virus se propage, Netanyahu se félicite de sa gestion de l’épidémie
Rechercher

Alors que le virus se propage, Netanyahu se félicite de sa gestion de l’épidémie

Le Premier ministre cite le "Financial Times" pour dire qu'Israël est l'un des rares pays à ne pas avoir connu de surmortalité due au coronavirus par rapport aux années précédentes

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu porte un masque facial pour contribuer à prévenir la propagation du coronavirus alors qu'il préside la réunion hebdomadaire du cabinet, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Gali Tibbon/Pool via AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu porte un masque facial pour contribuer à prévenir la propagation du coronavirus alors qu'il préside la réunion hebdomadaire du cabinet, au ministère des Affaires étrangères, à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Gali Tibbon/Pool via AP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est félicité mercredi de la réussite d’Israël dans sa lutte contre l’épidémie de coronavirus, alors que le pays a atteint de nouveaux sommets en termes de contaminations quotidiennes et de patients dans un état grave, et que quatre personnes supplémentaires sont venues s’ajouter au bilan des morts.

M. Netanyahu a cité un rapport du Financial Times, un quotidien international, qui compare les taux nationaux de mortalité par semaine de divers pays jusqu’à présent en 2020 avec leurs taux pour les mêmes mois des années précédentes.

Sur 21 pays, Israël était l’un des trois à ne pas avoir de taux de mortalité excessif cette année, ce qui signifie que les décès dus aux coronavirus n’avaient pas atteint un niveau statistiquement significatif. Les deux autres pays sont l’Islande et la Norvège.

« Une fois de plus, les chiffres mondiaux témoignent du succès d’Israël dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus, mais pour maintenir cette situation, nous devons maintenant continuer à prendre les bonnes décisions », a déclaré le Premier ministre dans une déclaration publiée sur les médias sociaux. « Sinon, nous risquons de voir la situation se détériorer et d’avoir plus de morbidité et plus de décès ».

Les remarques de Netanyahu sont intervenues alors que le nombre de cas de virus a récemment augmenté et que le ministère de la Santé a averti qu’un deuxième confinement national serait peut-être nécessaire. Le gouvernement s’est divisé et  est accusé de faire du surplace quant aux restrictions à imposer pour enrayer l’épidémie.

Des Israéliens protestent sur la place Rabin de Tel Aviv contre la politique économique du gouvernement pendant la pandémie de coronavirus, le 11 juillet 2020. (Jack Guez/AFP)

Les protestations concernant la gestion par le gouvernement de la crise économique qui l’accompagne se sont également intensifiées, ainsi que les critiques concernant l’incapacité du ministère de la Santé à effectuer la recherche épidémiologique ou à formuler une stratégie cohérente pour faire face au virus.

L’augmentation du nombre de cas a commencé après que le gouvernement a progressivement levé le confinement, en faisant passer les taux d’infection quotidiens à deux chiffres. Au cours des derniers jours, les taux d’infection quotidiens ont grimpé en flèche pour atteindre plus d’un millier de cas.

« Nous avons fait d’énormes efforts pour préserver la vie humaine lors de la première vague et nous avons pu réduire considérablement le danger et le taux de mortalité dus à cette épidémie. Mais le travail n’est pas terminé », a écrit Netanyahu.

Netanyahu a été largement salué pour avoir agi rapidement pour fermer les frontières d’Israël et confiner le pays en mars, gardant une épidémie largement sous contrôle jusqu’à la mi-juin, et a semblé apprécier son rôle de leader national, apparaissant presque tous les soirs pour des mises à jour télévisées sur la pandémie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) et le ministre des Finances Israel Katz (à droite) avec des représentants des travailleurs indépendants israéliens et des patrons de petites entreprises au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 10 juillet 2020. (PMO)

Il a depuis été mis au pilori pour la gestion de la crise par son gouvernement, les cas de virus ayant explosé. Les sondages d’opinion ont montré que le niveau de confiance à son égard et à l’égard du gouvernement a gravement chuté ces dernières semaines.

Mercredi, le nombre de morts a atteint 375, un chiffre encore bien inférieur à celui de nombreux autres pays qui ont vu des milliers de personnes touchées par le virus. Le ministère de la Santé a déclaré que près de 200 personnes étaient dans un état grave, le nombre le plus élevé jamais signalé.

Les experts ont prédit que le système de santé pourrait bientôt être débordé et que le nombre de morts en Israël pourrait s’envoler dans les prochaines semaines.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...