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Ami Palant, héros de la guerre de Yom Kippour, s’éteint à l’âge de 71 ans

L'homme qui a stoppé l'avancée syrienne pendant la guerre a été commandant de la 7e Brigade de blindés sous Avigdor Kahalani et directeur-général de ministère

Des soldats posent au sommet d'un tank lors du début de la guerre de Yom Kippour, le 6 octobre 1973. (Avi Simhoni / Bamahane / Archives du ministère de la Défense)
Des soldats posent au sommet d'un tank lors du début de la guerre de Yom Kippour, le 6 octobre 1973. (Avi Simhoni / Bamahane / Archives du ministère de la Défense)

Le héros israélien Ami Palant, qui a servi sous les ordres du célèbre général réserviste Avigdor Kahalani pendant la guerre de Yom Kippour, en 1973, s’est éteint lundi à l’âge de 71 ans.

Palant était commandant d’une compagnie placée sous le commandement de Kahalani dans la 7e Brigade des blindés, qui a réussi à stopper les militaires syriens sur le plateau du Golan, pendant le conflit, dans ce qui devait être ultérieurement connu sous le nom de Bataille de la Vallée des larmes.

Après la guerre, Palant a obtenu la médaille du courage pour son rôle dans cette bataille. La médaille – la deuxième plus importante distinction militaire – est accordée aux soldats ayant « mené une action courageuse et potentiellement mortelle dans l’exécution de leur rôle au combat ».

Palant est né au Moshav Magshimim, dans le centre d’Israël, en 1951. Il s’est enrôlé au sein de l’armée en 1969 et a rejoint le corps des blindés avant de terminer la formation des officiers de Tsahal.

Avant la guerre de Yom Kippour, il a été commandant de peloton dans la péninsule du Sinaï qui était occupée par Israël depuis la fin de la guerre des Six jours, et il a été commandant-adjoint d’une compagnie dans une unité d’infanterie mécanisée.

Quand la guerre de Yom Kippour a éclaté, des centaines de chars syriens ont tenté de briser les lignes israéliennes. Les tanks syriens étaient au nombre de 700, et ils n’étaient que 175 du côté israélien. De plus, l’infanterie ennemie transportait des missiles anti-chars de pointe qui, selon Israël, n’avaient pas figuré jusque là dans l’arsenal arabe.

Mais après une campagne défensive extrême qui a eu lieu pendant quelques jours, les forces israéliennes, bien moins nombreuses pourtant, ont réussi à stopper l’avancée des troupes syriennes, détruisant 49 tanks tout en parvenant à n’encaisser que des pertes minimales.

Le héros israélien de la guerre de Yom Kippour Ami Palant, décédé le 17 août à l’âge de 71 ans. (Crédit : Armée israélienne)

Selon les archives de l’armée israélienne sur la bataille, Palant « a montré du courage tout en assumant son rôle au combat et en risquant sa propre vie… La compagnie du capitaine Palant faisait partie des forces qui avaient stoppé les troupes syriennes sur le front nord. Pendant la bataille, la majorité des commandants de chars de son unité a péri, et les forces ont été affaiblies. Malgré cela, Palant a conservé sa position, il a encouragé ceux qui étaient restés et il a continué à combattre l’ennemi qui le chargeait alors ».

« Le 9 octobre 1973, suite à l’offensive majeure de l’ennemi, la bataille a tourné à l’avantage de ce dernier. Le capitaine Palant a ordonné aux tanks qui se retiraient de la zone de revenir et il les a positionnés sur le front de la bataille, ce qui a stoppé l’avancée syrienne et entraîné sa destruction alors même que son unité ne disposait plus, en tout et pour tout, que de six chars. Ses actions ont traduit un courage et des compétences de leadership exemplaires », notent les archives de l’armée.

Les troupes israéliennes se battent contre les soldats syriens sur le plateau du Golan. (Crédit : Archives de Tsahal/Wikimedia commons)

Palant a quitté l’armée un an après la guerre mais s’est à nouveau enrôlé au sein de Tsahal en 1977, continuant à occuper des rôles variés. Il a fini sa carrière au poste de commandant du corps des Blindés, au grade de général de brigade, en 1995.

Après cette carrière militaire, Palant est devenu directeur-général du ministère de la Sécurité intérieure sous les ordres du ministre de l’époque, Kahalani.

« À chaque fois qu’on se rencontrait, Ami m’apprenait quelque chose de nouveau », a écrit le ministre de la Défense Benny Gantz sur Twitter en évoquant la mort de Palant. « Que ce soit quand il était instructeur, dans le cadre des formations qu’il donnait ou plus tard, quand il était entrepreneur et pionnier dans la vie civile. »

Ses funérailles auront lieu mardi à 18h au Moshav Magshimim, où il est né.

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