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Amsalem, critique notoire de la Cour suprême, devient 2e ministre de la Justice

Cinq semaines après la formation du gouvernement, un député influent du Likud accepte plusieurs rôles ministériels, mettant fin au casse-tête de Netanyahu

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le député David Amsalem pendant une séance plénière à la Knesset, le 19 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le député David Amsalem pendant une séance plénière à la Knesset, le 19 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Mettant fin à une interminable querelle au sein de son parti du Likud, le Premier ministre Benjamin Netanyahu va nommer le député criard et critique notoire de la Cour suprême David Amsalem au poste de deuxième ministre au sein du ministère de la Justice et à deux autres postes, a annoncé le parti mardi.

Le Likud n’a pas encore précisé comment les responsabilités de Amsalem seraient réparties avec celles du ministre de la Justice Yariv Levin, qui dirige la réforme judiciaire du gouvernement, un plan ambitieux visant à transférer le pouvoir du système judiciaire aux mains des politiciens.

Amsalem sera également ministre de la Coopération régionale et remplacera Yoav Kisch au poste de ministre chargé de la liaison entre le gouvernement et la Knesset, selon l’accord conclu par le Likud avec Amsalem.

Amsalem est considéré comme l’un des législateurs les plus influents de la faction forte de 32 élus, exerçant une influence non négligeable sur d’autres parlementaires qui, comme le craint Netanyahu, pourrait être utilisée comme capital politique contre les initiatives du Premier ministre à la Knesset. Le Likud et ses partenaires d’extrême droite et ultra-orthodoxes détiennent une courte majorité de 64 sièges au sein de la législature de 120 membres.

En vertu de la loi norvégienne récemment révisée, le Likud peut remplacer jusqu’à 11 de ses ministres et vice-ministres à la Knesset par les prochains candidats figurant sur la liste électorale du parti. Alors qu’Amsalem cherche depuis des semaines à obtenir un poste important au sein du gouvernement, selon certains initiés du parti, Netanyahu avait espéré le contraindre à démissionner de son siège à la Knesset en vertu de la loi.

Lors de la formation de la coalition, Amsalem a fait pression pour devenir ministre de la Justice ou président de la Knesset, deux postes que Netanyahu a plutôt confiés à des alliés de confiance du Likud.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, discutant avec le président de la coalition de l’époque, le député David Amsalem, lors d’une réunion de faction du Likud à la Knesset, le 19 novembre 2018. (Crédit: Miriam Alster/Flash90)

L’été dernier, Amsalem a soumis un projet de loi prévoyant de placer les nominations judiciaires sous le contrôle total du gouvernement, une mesure reprise par les propositions actuelles de réforme judiciaire de la coalition. Il est également un critique acerbe de la Cour suprême qu’il accuse de racisme envers les Israéliens d’origine juive mizrahi.

L’année dernière, Amsalem a déclaré que la Cour ne tolérait « ni les Machlouf, ni les Amsalem, ni les Biton », invoquant les noms des membres du Likud d’origine mizrahi afin de démontrer que la Cour était discriminatoire envers les juifs mizrahi, suite au rejet de plusieurs de ses requêtes.

Il a également déclaré que les juges de la Cour suprême étaient « détachés » de la société et, avant les élections du 1er novembre, a affirmé que les fonctionnaires de la justice qui ont « piégé », selon lui, Netanyahu pour ses procès en cours pour corruption devraient être emprisonnés pour leur « coup ».

« Il est important d’avoir deux ministres de la Justice pour détruire le système judiciaire, mais un ministre de la Santé et un ministre de l’Intérieur – pas obligatoire. Un gouvernement en désordre et les citoyens paieront », a répondu le parti d’opposition Yesh Atid.

L’impact de la nomination d’Amsalem, portant le nombre de ministres à 33, sur d’autres législateurs mécontents du Likud, comme le député Danny Danon, qui n’a pas non plus obtenu de poste ministériel lors de la formation du gouvernement, reste à voir.

Danny Danon, député du Likud, à la Knesset, à Jérusalem, le 13 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu a été contraint d’ignorer plusieurs législateurs du Likud après avoir distribué la plupart des portefeuilles importants à ses partenaires de la coalition. Alors que certains ont reçu des postes ministériels, d’autres ont reçu des postes moins importants ou ont été forcés de partager les rôles dans un système de rotation.

Le chef du Likud est en outre connu pour avoir récompensé ceux qui lui ont été les plus loyaux au cours des dernières années et pour avoir cherché à affaiblir ceux qui pourraient contester son autorité au sein du parti.

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