Ankara qualifie d’acte de piraterie l’interception par Israël d’une flottille pour Gaza
Le ministère turc des Affaires étrangères dénonce une "grave violation du droit international" et affirme que des parlementaires se trouvaient à bord des navires

Le ministère turc des Affaires étrangères a accusé mercredi Israël de s’être livré à un « acte de piraterie » en interceptant une flottille d’activistes qui tentaient de briser le blocus de Gaza, dénonçant une « grave violation du droit international ».
Ankara a précisé que des ressortissants turcs, dont des législateurs, se trouvaient à bord, affirmant que cette interception illustrait la volonté du gouvernement israélien « génocidaire » de s’opposer à toute initiative pacifique et d’exacerber les tensions régionales, tout en compromettant les efforts de paix.
La Turquie a ajouté dans son communiqué avoir pris toutes les mesures nécessaires pour obtenir la libération et le rapatriement de ses citoyens détenus par Israël, en coordination avec d’autres pays concernés pour leurs ressortissants.
La flottille, la deuxième interceptée en une semaine, a déclaré vouloir briser le blocus israélien imposé à Gaza et livrer une aide humanitaire symbolique.
Ce blocus avait été instauré pour empêcher l’acheminement d’armes au groupe terroriste palestinien du Hamas après sa prise de contrôle de la bande de Gaza en 2007.
Les autorités israéliennes ont invité les participants à déposer leur cargaison au port d’Ashdod, afin qu’elle soit transférée vers Gaza en coordination avec des organisations internationales, mais les flottilles ont refusé.







