Anne Goscinny revient sur l’ascendance judéo-italienne d’Astérix
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Anne Goscinny revient sur l’ascendance judéo-italienne d’Astérix

La fille de René Goscinny a proposé au Musée d'art et d'histoire du judaïsme des archives de son père pour une exposition inédite

Astérix et son village gaulois ont souvent été érigés en symboles, celui de l’assiégé contre l’envahisseur, de l’Armorique contre Rome, de la Bretagne contre le jacobinisme parisien.

Après avoir vu « la qualité et la justesse » de l’exposition consacrée à Gotlib au musée d’art et d’histoire et du judaïsme, Anne Goscinny, fille du célèbre co-auteur d’Astérix et du Petit Nicolas entre autres, a proposé au musée d’art et d’histoire du judaïsme (Mahj) de lui confier certaines planches et archives.

L’exposition « René Goscinny. Au-delà du rire » se déroule jusqu’au 4 mars 2018.

Anne, fille de René Goscinny, fils d’émigrés juifs originaires de Pologne et d’Ukraine, trouve juste de rappeler « par les temps qui courent, qu’Astérix, l’un des emblèmes de notre pays, a été inventé par deux hommes: l’un, mon père, dont les parents ont été naturalisés français dix jours avant sa naissance ; l’autre, Albert Uderzo, dont les parents étaient italiens ! ».

Alors, le village juif est-il une métaphore du destin du peuple juif, du shtetl au mellah ?

« On lit aussi que les couleurs des braies d’Obélix, bleu et blanc, sont celles d’Israël, » s’amuse-t-elle dans les colonnes de l’Obs.

« Mais il ne serait pas juste de cantonner Astérix à cela, continue-t-elle, ne serait-ce que parce qu’Albert Uderzo, son co-créateur, n’est pas juif. Une part de moi reste quand même persuadée que mon père, en imaginant ce village où chacun est indispensable et parfois insupportable à l’autre, a inconsciemment réécrit l’histoire de ses origines. »

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