Antisémitisme : Le « vagin de la reine » d’Anish Kapoor à nouveau vandalisé
Rechercher

Antisémitisme : Le « vagin de la reine » d’Anish Kapoor à nouveau vandalisé

Les inscriptions "SS Sacrifice Sanglant" et "le deuxième VIOL de la Nation par l'activisme JUIF DEVIANT" étaient inscrits sur la monumentale sculpture

Le "vagin de la Reine" d'Anish Kapoor (Crédit : al-Jazeera via YouTube)a
Le "vagin de la Reine" d'Anish Kapoor (Crédit : al-Jazeera via YouTube)a

Une sculpture imposante et polémique de l’artiste britannique Anish Kapoor, installée dans le parc du château de Versailles, près de Paris, a été de nouveau vandalisée par des inscriptions à la peinture, pour certaines antisémites, a indiqué la direction du domaine.

Cette sculpture monumentale, une trompe d’acier de 60 mètres appelée par l’auteur « Dirty Corner » (coin sale), mais affublée dans la presse du surnom de « vagin de la reine », est exposée avec d’autres oeuvres du plasticien de 61 ans depuis le 9 juin à Versailles, l’un des sites les plus visités par les touristes en France.

Déjà vandalisée en juin, elle a été recouverte de nombreuses inscriptions à la peinture blanche, a précisé l’établissement : « La reine sacrifiée, deux fois outragée », « SS Sacrifice Sanglant », « le deuxième VIOL de la Nation par l’activisme JUIF DEVIANT », ou encore « Le Christ est roi à Versailles ».

Le président François Hollande a « fermement » dénoncé la dégradation de la sculpture, exprimant « toute sa solidarité » à Anish Kapoor et réaffirmant son « attachement indéfectible à la liberté de création qui a sa place dans les lieux les plus prestigieux de notre patrimoine », selon un communiqué de l’Elysée.

« Cet acte d’une violence intolérable contre l’oeuvre d’Anish Kapoor me choque et m’attriste », a déclaré à l’AFP Catherine Pégard, la présidente de l’établissement public.

Installé dans l’axe principal du parc ce tunnel d’acier rouillé de 60 m de long s’ouvre en direction du château par une sorte de trompe, dont Kapoor reconnaît qu’elle est « très sexuelle ».

Le tunnel est entouré d’excavations et d’énormes blocs de pierre (jusqu’à 25 tonnes), certains peints en rouge sang. Mais Kapoor, artiste britannique d’origine indienne, affirme n’avoir jamais employé l’expression « vagin de la reine ».

La sûreté urbaine de Versailles a été chargée de l’enquête.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...