AP : 15 ans de travaux forcés pour avoir vendu des terres à des Juifs
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AP : 15 ans de travaux forcés pour avoir vendu des terres à des Juifs

Deux Palestiniens ont été condamnés pour avoir vendu des terrains à des Juifs israéliens, un crime selon le droit palestinien

Le centre-ville de Ramallah (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Le centre-ville de Ramallah (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Un tribunal de l’Autorité palestinienne (AP) à Qalqilya a condamné mercredi deux Palestiniens à 15 ans de travaux forcés pour avoir vendu des terres à des Juifs israéliens.

« La cour a condamné F.A.E. et A.Kh.M., de Kafr Thulth, dans le gouvernorat de Qalqilya, du crime de fuite de terres vers l’ennemi », indique une note sur le site du Conseil judiciaire de l’AP, faisant référence aux coupables par les initiales, et utilisant le terme arabe pour désigner la vente de terres aux Juifs israéliens. « La cour… condamne les coupables à 15 ans de travaux forcés. »

Qalqilya est situé au nord de la Cisjordanie.

Le droit palestinien considère comme criminelle toute transaction immobilière avec des Juifs israéliens.

La loi prévoit plusieurs peines pour ce crime, allant des travaux forcés à la peine capitale.

Cependant, la loi prévoit que le président de l’AP, Mahmoud Abbas, approuve les peines capitales, ce qu’il n’a pas fait depuis 2006.

« Le président n’approuve pas les condamnations à mort », a déclaré Hassan al-Aouri, conseiller juridique d’Abbas, au téléphone.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’adresse à Palestine TV, la chaîne de télévision officielle de l’Autorité palestinienne. (Crédit : capture d’écran Facebook)

La note ne donne pas de détails sur la transaction immobilière.

Au début du mois de novembre, le corps de Ala’a Qirsh, l’un des six Palestiniens tués dans un grave accident de la route dans la vallée du Jourdain, n’a pas pu être enterré dans un cimetière musulman de Jérusalem parce qu’il était accusé d’avoir vendu des biens à des Juifs israéliens, avait confié un responsable de Waqf de Jérusalem au Times of Israël.

« Il n’a pas eu le droit d’être enterré dans un cimetière de Jérusalem », a déclaré le responsable sous le couvert de l’anonymat mercredi. « Certains jeunes gens à Jérusalem ont empêché que son corps soit enterré dans le cimetière parce qu’ils le suspectaient d’avoir vendu des terres à des Juifs. »

Les responsables politiques et religieux palestiniens se sont toujours opposés à la vente de terres à des Juifs israéliens.

Dans un sermon la semaine dernière, l’ancien grand mufti de Jérusalem Ekrima Sabri a déclaré que tout Palestinien qui vend des terres à des Juifs israéliens est un « traître » et « commet un crime impardonnable ».

Fin avril, un tribunal de l’AP à Ramallah a condamné un Palestinien qui avait vendu des terres à des Juifs israéliens à 15 ans de travaux forcés.

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