Israël en guerre - Jour 293

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Après la mort d’humanitaires, les ventes d’armes britanniques à Israël en question

Selon un rapport d'organisations humanitaires, une grande partie des armes utilisées par Israël à Gaza contiennent des pièces venues du Royaume-Uni

La flotte de drones Hermes 450 du 161e escadron de l'IAF sur la base aérienne de Palmachim. (Crédit : Barak Shalev, Tomer Matzkin/Israeli Air Force)
La flotte de drones Hermes 450 du 161e escadron de l'IAF sur la base aérienne de Palmachim. (Crédit : Barak Shalev, Tomer Matzkin/Israeli Air Force)

La pression s’est accrue mercredi sur le gouvernement britannique pour qu’il réexamine les ventes d’armes à Israël après la mort à Gaza de sept travailleurs humanitaires, dont trois Britanniques, qui a provoqué la colère de Londres.

Selon un rapport en janvier d’organisations humanitaires, une grande partie des armes utilisées par Israël à Gaza dans sa guerre contre le groupe terroriste du Hamas contiennent des pièces venues du Royaume-Uni.

Les partis d’opposition SNP (indépendantistes écossais) et Lib-Dem (centristes), ainsi que plusieurs députés du parti conservateur au pouvoir, ont réclamé une suspension immédiate de ces exportations après la frappe non intentionnelle de lundi à Deir al-Balah, qui a tué sept membres de l’ONG World Central Kitchen, basée aux États-Unis. Parmi eux figuraient les Britanniques John Chapman, 57 ans, James Henderson, 33 ans, et James Kirby, 47 ans.

« Penser que des armes britanniques puissent servir pour des frappes comme celles-là est complètement inacceptable », a tempêté le leader libéral-démocrate, Ed Davey.

Selon les règles en vigueur, le Royaume-Uni ne doit pas exporter d’armes lorsqu’il y a un risque clair qu’elles puissent être utilisées en violation du droit international.

Le Parti travailliste, favori pour les prochaines législatives, a réitéré son appel au gouvernement à publier son évaluation légale sur de possibles violations du droit international à Gaza.

Si elle « conclut à un risque manifeste que les armes britanniques soient utilisées dans le cadre d’une violation grave du droit humanitaire international, il est temps de suspendre leur vente », a estimé David Lammy, responsable des questions internationales au Labour.

Un F16 de l’armée israélienne qui mène des frappes sur des cibles du Hamas à Gaza, le 15 octobre 2023. (Crédit : Tsahal)

Le Premier ministre, Rishi Sunak, a assuré auprès du quotidien The Sun que ces exportations suivaient « un processus très prudent » avec « une série de règles et procédures que (le pays comptait) toujours respecter ».

Il a réclamé mardi soir à son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, une enquête indépendante et déploré la mort d’humanitaires et civils à Gaza. « La situation devient de plus en plus intolérable », a-t-il averti selon ses services.

Sur la BBC, Peter Ricketts, conseiller à la sécurité nationale de 2010 à 2012, a estimé qu’il existait désormais « des preuves abondantes » qu’Israël ne protégeait pas assez les civils. Une suspension des exportations d’armements, selon lui, « ne changerait pas le cours de la guerre mais enverrait un message politique puissant ».

L’association Campaign against arms trade (CAAT) a accusé le gouvernement d’être « complice » de la mort des humanitaires, affirmant que les drones Hermes utilisées par Israël étaient équipés de moteurs assemblés au Royaume-Uni.

L’organisation estime que le pays a fourni pour plus de 500 millions d’euros d’armements à Israël depuis 2015, sans compter certains contrats comme ceux portant sur les composants britanniques des avions américains F16.

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