Après le tir de missiles, Netanyahu prévient l’Iran de ne pas menacer Israël
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Après le tir de missiles, Netanyahu prévient l’Iran de ne pas menacer Israël

Téhéran affirme que le missile était censé envoyer un message à ses ennemis ; Netanyahu rappelle que l’armée surveille de près ; Liberman écarte toute inquiétude

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire du Likud à la Knesset, le 19 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire du Likud à la Knesset, le 19 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis en garde l’Iran lundi de ne pas menacer Israël et de faire attention à ses arrières, quelques heures après que Téhéran a lancé des missiles en Syrie dans ce qui a été perçu comme un défi lancé à Israël.

« J’ai un message pour l’Iran : ne menacez pas Israël », a déclaré Netanyahu.

Lundi, l’Iran a annoncé avoir tiré des missiles contre le groupe État islamique (EI) dans l’est de la Syrie, en réponse à une attaque terroriste menée par le groupe à Téhéran, dans laquelle 12 personnes ont été tuées.

Netanyahu a déclaré que les forces israéliennes « suivent en permanence […] les activités de l’Iran dans la région. »

Israël se préoccupe principalement de la possibilité que Téhéran exploite les troubles en Syrie pour mettre en place une base pour attaquer l’Etat juif. Israël craint également que l’Iran ne transfère des systèmes de missiles et d’autres armes sophistiquées au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

« Nous observons leurs actions, nous observons leurs paroles », a ajouté Netanyahu.

La puissante milice des Gardiens de la révolution iranienne, une force paramilitaire chargée de mettre en œuvre le programme de missiles du pays, a annoncé avoir lancé six missiles balistiques Zolfaghar depuis les provinces occidentales de Kermanshah et du Kurdistan. Des images de la chaîne publique ont montré les missiles sur des lance-missiles portés sur des camions en plein jour, avant d’être lancés la nuit.

L'Iran lance un missile balistique qui visait l'État islamique dans l'est de la Syrie le 18 juin 2017 (Crédit : Corps des Gardiens de la révolution islamique)
L’Iran lance un missile balistique qui visait l’État islamique dans l’est de la Syrie le 18 juin 2017 (Crédit : Corps des Gardiens de la révolution islamique)

Même si l’attaque iranienne a effectivement touché l’Etat islamique, la frappe a été perçue comme un message menaçant pour d’autres ennemis.

« Les Saoudiens et les Américains en particulier sont des destinataires de ce message », a déclaré le général des Gardiens de la révolution Ramazan Sharif à la télévision d’Etat lors d’une interview téléphonique. « De façon évidente et claire, certains pays réactionnaires de la région, en particulier l’Arabie saoudite, ont annoncé qu’ils essayaient d’instaurer l’insécurité en Iran. »

Cependant, lors de la réunion du groupe parlementaire du parti Yisrael Beytenu lundi, le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, a déclaré qu’Israël n’était pas concerné par la frappe de missiles iraniens.

Avigdor Liberman, président de Ysrael Beytenu et ministre de la Défense, lors d'une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 8 mai 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Avigdor Liberman, président de Ysrael Beytenu et ministre de la Défense, lors d’une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 8 mai 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Israël n’est pas inquiet – Israël est prêt pour chaque évolution. Et nous sommes prêts, nous n’avons aucune préoccupation ou souci », a déclaré Liberman.

L’attaque antimissile est la première attaque de l’Iran en-dehors de son propre territoire depuis près de 30 ans, depuis la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

Le général Amir Ali Hajizadeh, qui dirige les forces aériennes des Gardiens de la révolution, a déclaré à la télévision d’Etat que « les missiles ont été envoyés d’Iran, ont traversé l’Irak et ont atterri en Syrie. »

Hajizadeh s’est vanté de « tirer ces missiles de 600 ou 700 kilomètres [et de toucher] un petit bâtiment […]. [Cela] démontre les capacités de l’Iran en matière de capacité et de renseignements » contre les groupes djihadistes.

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