Après les tirs de mortiers, une enseignante rassure les enfants
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Après les tirs de mortiers, une enseignante rassure les enfants

Les enfants s'en sont tenus à leur routine après qu'un obus de mortier a atterri a proximité de l'école maternelle ; un homme a été blessé par un éclat tombé "à quelques mètres"

L'institutrice Tova Ludmer Gigi parle aux journalistes après qu'un obus de mortier lancé depuis Gaza a atterri dans la cour d'une école maternelle du sud d'Israël près de la frontière avec Gaza, le 29 mai 2018. (Crédit ; capture d'écran Ynet)
L'institutrice Tova Ludmer Gigi parle aux journalistes après qu'un obus de mortier lancé depuis Gaza a atterri dans la cour d'une école maternelle du sud d'Israël près de la frontière avec Gaza, le 29 mai 2018. (Crédit ; capture d'écran Ynet)

Un jardin d’enfants israélien dans la région d’Eshkol, à proximité de la bande de Gaza a ouvert ses portes comme à l’habitude mardi matin, malgré l’atterrissage d’un obus de mortier devant l’établissement, peu avant l’arrivée des enfants.

« J’ai dit aux enfants que notre jardin d’enfants est l’endroit le plus sûr qui existe », a confié Tova Ludmer Gigi, enseignante, aux journalistes, après que l’obus a frappé un arbre à proximité.

« Ils savent qu’en cas de danger à la maison, ils ont une pièce sécurisée vers laquelle aller, et qu’ici, le local entier est blindé. »

« Les enfants sont adorables à écouter », dit-elle. « Ils me demandent ‘Tova, c’est quoi une roquette ? Comment on les fabrique ?’ Ils disent qu’ils ont vu ce qui se passait dehors en venant, mais d’un autre côté, nous sommes fidèles à notre routine. »

Le jardin dans lequel un obus de mortier lancé depuis Gaza a atterri, dans une école maternelle du sud d’Israël près de la frontière avec Gaza, le 29 mai 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Les enfants dansent, parlent, s’expriment. Certains sont plus effrayés, bouchent leurs oreilles et disent « il y avait une sirène pour les roquettes », a ajouté Ludmer Gigi.

Le porte-parole de l’armée, le lieutenant Jonathan Conricus s’est rendu sur place, et l’armée a publié une vidéo des dégâts causés par les obus dans la structure renforcée du jardin d’enfants, notamment sur la porte d’entrée.

Parallèlement, les résidents des communautés de la région ont diffusé des vidéos avec leurs impressions sur la première alerte qu’ils ont entendu en près de 4 ans. Pour Adele Raemer, c’était « un matin très effrayant ».

Adva Klein, une résidente de la région, dit n’avoir réussi à dormir que deux heures, à cause du bruit d’artillerie, d’avion et de tirs.

L’attaque, qui a déclenché trois séries de sirènes en trois heures dans les régions de Shaar Hanegev et Eshkol, a été revendiquée par le groupe du Jihad islamique palestinien, apparemment pour venger les trois membres du groupe qui ont été tués lors des émeutes frontalières.

L’armée a indiqué que 28 obus de mortiers ont été lancés sur le territoire israéliens dans trois tirs de barrage distincts, peu avant 7 heures du matin.

La plupart des projectiles ont été interceptés par le système de Défense du Dôme de Fer.

Une personne a été blessée par un éclat d’obus qui a atteri à quelque mètres de lui, et a été conduit à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

« Je me suis mis à terre, conformément aux instructions, quand les premiers obus ont éclaté, et le troisième est tombé à quelques mètres de moi », a raconte Eyal Iraqi, un jardinier, âgé d’une quarantaine d’années. « J’ai quelques lésions, mais grâce à Dieu, tout est bien qui finit bien. »

Ces tirs de barrage semblent être les plus importants en quantité depuis l’été 2014, lors de l’opération Bordure protectrice.

Le président Reuven Rivlin a contacté le jardin d’enfants et a dit aux enfants qu’avec son épouse, ils les attendaient à la résidence présidentielle.

L’enseignant a dit que l’appel de Rivlin est survenu pendant la pause du petit-déjeuner.

« Quelle personne magique », a-t-elle dit selon Ynet. « Ils ont demandé s’il pouvait parler aux enfants. Au début j’ai refusé, parce qu’ils doivent manger. »

« Puis j’ai dit aux enfants que le président voulait nous parler et j’ai mis mon téléphone sur haut-parleur et il nous a souhaité du calme et nous a invité à Jérusalem. J’ai dit que nous en serions ravis et honorés. Pour l’instant, nous prenons soin de nous autant que possible. »

Judah Ari Gross et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.

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