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Après un tollé, l’accès des non-vaccinés aux centres commerciaux ne sera pas limité

Le ministère de la Santé avait proposé d'interdire l'accès aux commerces non-essentiels aux personnes ne possédant pas de pass vert

Illustration : Des personnes font des achats au centre commercial Malha à Jérusalem, le 29 juillet 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90).
Illustration : Des personnes font des achats au centre commercial Malha à Jérusalem, le 29 juillet 2020 (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90).

Le ministère de la Santé a annoncé finalement mercredi qu’il allait annuler une demande antérieure selon laquelle seules les personnes vaccinées contre le COVID recevraient des bracelets leur donnant accès à tous les magasins à l’entrée des centres commerciaux.

Le plan initial consistait à renforcer les restrictions relatives au COVID dans le commerce en autorisant uniquement les personnes ayant reçu leur dose de rappel à entrer dans les magasins non essentiels des centres commerciaux.

Toutes les personnes entrant dans les centres commerciaux seraient contrôlées, et seules les personnes munies d’un « passeport vert » se verraient remettre un bracelet leur permettant d’entrer dans tous les magasins, tandis que les personnes sans bracelet n’auraient accès qu’aux magasins essentiels comme les supermarchés et les pharmacies.

Mais après le tollé suscité par ce plan, le ministère a déclaré qu’il revenait sur ce projet, sans préciser quelle serait l’alternative.

Selon des informations parues dans la presse israélienne, de nombreux magasins avaient promis de ne pas se conformer aux nouvelles directives et prévoient de faire appel devant la Haute-cour.

« On ne va pas commencer à étiqueter les clients. Si l’État d’Israël veut qu’on fasse des contrôles à l’entrée du centre commercial, qu’il fasse donc appel à la police. Les employés ne s’en chargeront pas », auraient dit différents gérants à la Treizième chaîne.

Eli Avidar, député de Yisrael Beytenu, à la Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

De son côté, Eli Avidar, ministre issu du parti Yisrael Beytenu, avait signalé qu’il s’opposerait à cette mesure. « Il s’agit d’une initiative précipitée, qui ne présente ni logique épidémiologique, ni lien avec la réalité. Et c’est un coup porté aux gérants de magasin comme à leurs clients », avait-il écrit sur Twitter.

Avidar avait ajouté que « le public attaché à la démocratie perd le reste de confiance qui lui restait encore, et il blâme tous ceux qui sont responsables de cette folie ».

Vingt-deux nouveaux cas du variant Omicron, qui présente de nombreuses mutations, ont été confirmés en Israël – ce qui amène le nombre de cas total de cette souche dans le pays à 89.

Par ailleurs, tous les Israéliens qui reviennent des pays « rouges » doivent s’isoler dans des structures dirigées par l’État pendant au moins dix jours, même s’ils peuvent retourner chez eux pour terminer leur mise à l’isolement s’ils sont testés négatifs au variant Omicron.

Le ministère de la Santé réactualise aussi quotidiennement la liste des pays « rouges », une initiative qui pourrait réduire le nombre de vols vers l’étranger en rendant difficile toute planification anticipée d’un déplacement à l’international. Le Royaume-Uni et le Danemark devraient être ajoutés à cette liste jeudi à minuit.

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