Arrestation d’un auteur de l’assassinat d’un cadre du Hamas, selon Tunis
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Arrestation d’un auteur de l’assassinat d’un cadre du Hamas, selon Tunis

"Les deux éléments ayant perpétré l'assassinat ont été identifiés et sont tous les deux de nationalité bosnienne", a affirmé le porte-parole du pôle antiterroriste

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, pendant une cérémonie d'hommage à Mohamed Zouari, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, pendant une cérémonie d'hommage à Mohamed Zouari, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2017. (Crédit : Said Khatib/AFP)

La justice tunisienne a annoncé mercredi l’arrestation, en Croatie, de l’un des auteurs présumés de l’assassinat en décembre 2016 d’un ingénieur tunisien décrit par le Hamas comme un dirigeant du groupe terroriste islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza.

Mohamed Zouari, ingénieur de 49 ans, était selon le Hamas une personnalité importante du mouvement spécialisée dans le développement de drones. Il a été tué d’une vingtaine de balles au volant de sa voiture le 15 décembre 2016, à Sfax, la 2e ville de Tunisie.

« Les deux éléments ayant perpétré l’assassinat ont été identifiés et sont tous les deux de nationalité bosnienne », a affirmé le porte-parole du pôle antiterroriste, Sofiène Sliti, lors d’une conférence de presse.

« L’un d’eux a été arrêté le 13 mars en Croatie », a-t-il ajouté, sans préciser le sort du deuxième individu.

M. Sliti a aussi affirmé que, préalablement à l’arrestation, les autorités bosniennes avaient refusé de livrer ce suspect en vertu des lois du pays.

L’assassinat de Mohamed Zouari avait fait des remous en Tunisie. Le gouvernement avait affirmé que des « éléments étrangers » étaient impliqués dans le meurtre de l’ingénieur, qui était également de nationalité belge.

Le Hamas avait immédiatement accusé l’Etat hébreu de l’avoir tué. Israël n’avait pas réagi à ces accusations.

En novembre 2017, la famille de l’ingénieur avait réclamé plus de détails sur l’enquête, dénonçant le silence des autorités.

En 1988, le numéro 2 de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Abou Jihad -de son vrai nom Khalil al-Wazir- avait été tué par des commandos israéliens à Tunis.

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