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Arrestation en Pologne pour un message laser sur la maison d’Anne Frank

Les forces de l'ordre avaient ouvert une enquête suite à l'acte qualifié "d'antisémite", qui suggérait que la jeune victime de la Shoah n'était pas l'auteure du fameux "Journal"

Le musée de la Maison d'Anne Frank à Amsterdam. (Capture d'écran/YouTube)
Le musée de la Maison d'Anne Frank à Amsterdam. (Capture d'écran/YouTube)

Un homme a été arrêté mardi matin en Pologne, soupçonné d’avoir participé à la projection d’un message laser « discriminatoire » sur la maison d’Anne Frank à Amsterdam en février, a annoncé la police néerlandaise.

Les forces de l’ordre avaient ouvert une enquête suite à l’acte qualifié « d’antisémite », qui suggérait que la jeune victime de la Shoah n’était pas l’auteure du fameux « Journal », en référence à une théorie conspirationniste d’extrême droite.

Le suspect, âgé de 41 ans, « est rapidement entré en scène », a relaté la police. Il « serait parti pour la Pologne immédiatement après la projection », a-t-elle précisé.

« Nous supposons qu’il résidait en Pologne », a déclaré une porte-parole de la police amstellodamoise à l’AFP, refusant de fournir des détails supplémentaires.

« Ann Frank, inventrice du stylo à bille », avait relaté, écorchant le prénom de l’écrivaine, le message laser projeté le 6 février, en allusion aux fausses affirmations selon lesquelles le fameux journal avait été en partie écrit avec un type de stylo qui n’a commencé à être utilisé qu’après-guerre.

Cette théorie est fondée sur la découverte de plusieurs feuilles recouvertes d’écrits au stylo à bille retrouvées parmi les papiers d’Anne Frank dans les années 1980, mais qui ont en fait été laissées là accidentellement par un chercheur dans les années 1960, avaient alors indiqué les médias néerlandais.

Les images de la projection avaient été diffusées sur des groupes du réseau social Telegram et s’étaient rapidement propagées dans le monde entier.

Le musée de la Maison d’Anne Frank, qui gère le bâtiment visité par environ un million de visiteurs par an, ainsi que le Centre d’information et de documentation sur Israël (CIDI) avaient porté plainte.

L’adolescente juive et sa famille se sont cachées pendant deux ans dans une annexe secrète de la maison au bord d’un canal durant l’occupation nazie des Pays-Bas pendant la Seconde Guerre mondiale, avant d’être capturées en 1944.

Anne et sa sœur sont mortes au camp de concentration de Bergen-Belsen en 1945. Son journal, retrouvé par son père Otto, est devenu l’un des récits les plus marquants de la Shoah, et s’est vendu à quelque 30 millions d’exemplaires.

Monument à la mémoire d’Anne Frank, Bergen Belsen, Allemagne, 2009 (Crédit : CC BY Paal Sørensen/Wikimedia Commons)

Une délégation de détectives d’Amsterdam s’est rendue lundi en Pologne, et était présente lors de la perquisition de la maison et l’arrestation du suspect.

Le procureur d’Amsterdam a demandé la remise du suspect aux autorités polonaises.

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