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Ash et Zarka : Nous n’en savons pas assez sur Omicron pour baisser la garde

Selon le responsable de la lutte contre le coronavirus, il faudra une semaine pour clarifier l'impact du variant

Un infirmier prélève un échantillon par écouvillonnage sur une femme dans un centre de test COVID-19 à Jérusalem, le 29 novembre 2021. (AHMAD GHARABLI / AFP)
Un infirmier prélève un échantillon par écouvillonnage sur une femme dans un centre de test COVID-19 à Jérusalem, le 29 novembre 2021. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, et le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, ont déclaré dimanche qu’il était trop tôt pour qu’Israël baisse la garde face à la variante hautement mutée du coronavirus, Omicron.

« Il est impossible de lancer un appel au calme au sujet de la variante Omicron », a déclaré Nachman Ash au radiodiffuseur public Kan.

Le responsable sanitaire a ajouté que la souche « continue de se propager en Afrique du Sud et que nous ne connaissons pas les données concernant sa résistance au vaccin. »

Nachman Ash a aussi abordé la question de la femme du Premier ministre Naftali Bennett, Gilat, qui a emmené ses enfants en vacances à l’étranger, quelques jours seulement après que le Premier ministre eut recommandé aux Israéliens de ne pas voyager justement à l’étranger et eut fermé le pays aux touristes afin d’empêcher une épidémie de la nouvelle variante COVID-19.

« On attend des élus qu’ils donnent un exemple personnel, mais la question des membres de la famille est plus complexe. De manière générale, je dis que ce n’est pas le moment de voyager à l’étranger par crainte de la nouvelle variante. En principe, il serait bon qu’elle [Gilat Bennett] reste dans le pays, mais je ne connais pas toutes les considérations », a déclaré Nachman Ash.

Le responsable chargé de la lutte contre le coronavirus Nachman Ash lors d’une conférence de presse à Jérusalem le 23 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Parallèlement, le responsable en charge de la lutte du coronavirus, Salman Zarka, qui dirige la réponse nationale à la pandémie, a mis en garde contre une célébration prématurée.

« Il y a sept cas de la souche Omicron en Israël – trois d’entre eux sont vaccinés et quatre non vaccinés. Il est impossible de déduire des informations de ces statistiques », a-t-il déclaré à la radio de l’armée.
« Nous devons attendre encore une semaine pour savoir avec certitude ce que signifie cette souche. Pour le moment, nous sommes prudents et nous espérons que la semaine prochaine, nous n’aurons affaire qu’à la variante Delta », a déclaré Salman Zarka.

Interrogé sur un éventuel assouplissement des récentes restrictions imposées à la suite de la découverte de la souche, M. Zarka a déclaré que la première étape consisterait à annuler les exigences d’isolement pour les personnes entièrement vaccinées.

« La première chose que nous aimerions assouplir, parmi les mesures que nous avons prises, c’est que les personnes vaccinées n’aient plus à être en isolement. Mais nous allons attendre quelques jours de plus », a-t-il déclaré.

Le responsable en charge de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, assiste à une conférence de presse sur le coronavirus, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Même si la variante suscite toujours des inquiétudes, samedi, les statistiques israéliennes sur le coronavirus étaient encourageantes, le taux de reproduction du virus étant passé de 1 à 0,98.

Ce chiffre représente le nombre de personnes que chaque patient confirmé infecte, en moyenne. Tout chiffre inférieur à 1 signifie que la pandémie se contracte.

Salman Zarka a déclaré qu’il pensait que cela était dû à un changement de comportement des Israéliens avec l’annonce de la découverte de la souche Omicron.

« Cela peut être attribué à la grande vigilance du public depuis la découverte de la nouvelle variante », a-t-il affirmé.

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