Au Bataclan, les terroristes parlent de la Syrie et « tirent, sans s’arrêter »
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Au Bataclan, les terroristes parlent de la Syrie et « tirent, sans s’arrêter »

"C'est la faute de Hollande, il n'a pas à intervenir en Syrie !", ont lancé des terroristes vendredi soir dans la salle de concerts à Paris, où ils ont commis un carnage, selon un témoignage recueilli par l'AFP

  • Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
    Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
  • Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
    Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
  • Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
    Les gens sont évacués de la rue Oberkampf à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
  • Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)
    Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)
  • Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : François Guillot/AFP)
    Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : François Guillot/AFP)
  • Le président français François Hollande arrive sur les lieux d'un attentat à Paris le 13 novembre 2015, après une série d'attaques à travers Paris (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
    Le président français François Hollande arrive sur les lieux d'un attentat à Paris le 13 novembre 2015, après une série d'attaques à travers Paris (Crédit : AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA)
  • Capture d’écran de la carte de Paris et des attaques simultanées du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP/Twitter)
    Capture d’écran de la carte de Paris et des attaques simultanées du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP/Twitter)
  • Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)
    Les forces de police, les pompiers et les secouristes sécurisent la zone à proximité de la salle de concert du Bataclan à Paris, le 14 novembre 2015. (Crédit : AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT)

« J’étais au concert avec ma sœur, des amis. On était installé à l’étage dans les gradins. Cela faisait peut-être une heure que le concert des Eagles of Death Metal (un groupe américain) avait commencé, on a entendu des coups de feu en bas, dans la fosse. Au début, on a pensé que ça faisait partie du show, mais on a vite compris », raconte Pierre Janaszak, 35 ans, animateur radio et TV.

« Ils étaient trois, je pense, et ils tiraient juste dans le tas. Ils étaient armés avec de gros fusils, j’imagine que c’est des Kalachnikov, ça faisait un boucan d’enfer. Ils n’arrêtaient pas de tirer », poursuit-il, sous le choc.

« Il y avait du sang partout, des cadavres partout ».

Tirs ‘dans le tas’

« On entend hurler, tout le monde essaie de fuir, les gens se piétinaient… C’était l’enfer ».

Selon lui, « les types n’étaient pas cagoulés », « ils ont juste tiré dans le tas, sans s’arrêter ».

« J’ai l’impression qu’ils avaient beaucoup de munitions. Et il y a eu une explosion beaucoup plus forte, mais je ne sais pas trop ce qui s’est passé ».

« Je me suis enfermé dans les toilettes, à l’étage, on était quatre dans les toilettes, ils ne sont pas venus là. Ils gardaient des otages et je les entendais parler avec eux. Ils disaient qu’il y avait vingt otages, mais je ne suis pas allé voir pour vérifier… ».

« J’entendais qu’il essayaient de négocier avec la police par la fenêtre ».

« Je les ai clairement entendus dire aux otages +c’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie+. Ils ont aussi parlé de l’Irak », a-t-il rapporté.

Le témoin continue : « Ensuite on a entendu des tirs quand la police est intervenue. Ça tirait dans tous les sens, il y a encore eu des explosions ».

« Les policiers ont ouvert la porte (des toilettes) et nous ont dit de sortir. Ils m’ont demandé de me mettre torse nu avant de sortir, pour être certain que je n’avais pas une bombe sur moi… »

Plusieurs attentats simultanés ont fait vendredi soir à Paris au moins 120 morts, pour la plupart au Bataclan, selon un bilan provisoire.

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