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Au Trocadéro, « l’impatience » avant la libération des otages du Hamas

Après la signature de l'accord Trump, la "joie" se fait ressentir ; mais tant que les 48 otages ne seront pas de retour à la maison, beaucoup se montrent prudents

Illustration : Rassemblement en hommage aux otages israéliens, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France sur la place du Trocadéro, à Paris, le 21 février 2025. (Crédit : Geoffroy Van der Hasselt/AFP)
Illustration : Rassemblement en hommage aux otages israéliens, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France sur la place du Trocadéro, à Paris, le 21 février 2025. (Crédit : Geoffroy Van der Hasselt/AFP)

« Entre l’euphorie et l’impatience » : répondant comme chaque semaine à l’appel d’institutions juives, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées vendredi midi place du Trocadéro, à Paris, pour exprimer leur « espoir » d’une libération prochaine des otages du groupe terroriste palestinien du Hamas.

« On souhaite, on prie, on allume des bougies. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de bougies qu’on a allumées depuis deux ans ! », affirme à l’AFP Élisabeth, pharmacienne à la retraite âgée de 75 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom.

Après la signature de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et de libération des otages, la retraitée exprime de la « joie », même si « tant que nos otages ne sont pas là, je n’y crois pas ».

Il y a plus de monde que d’habitude au rassemblement hebdomadaire, auquel participent des personnalités telles que l’ancienne journaliste Anne Sinclair ou le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia.

« C’est un vendredi particulier, parce que c’est un vendredi d’espoir », affirme au micro Yonathan Arfi, le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui organise, avec la branche française de l’association féminine Wizo, le rassemblement depuis deux ans.

« Nous espérons de bonnes nouvelles lundi. Nous nous retrouverons quand même vendredi prochain pour, on l’espère, célébrer ce moment », ajoute-t-il.

Illustration : Selon les organisateurs, 10 000 personnes ont marché à Paris pour commémorer les attentats du 7 octobre et demander la libération des otages du Hamas. (Crédit : Jérémy Chicheportiche/Times of Israel)

Des petits pots d’anémones ont été disposés par terre en forme de ruban, en signe de soutien aux victimes, et des manifestants distribuent des roses jaunes et du mimosa.

« Le Hamas a jusqu’à lundi midi pour libérer les otages. On attend de voir si cela sera effectivement le cas », dit à l’AFP Raphaël Elgrishi, 74 ans.

« J’ai quelques craintes que tous ne soient pas libérés, puisqu’ils ne savent pas où se trouvent un certain nombre d’otages assassinés », ajoute-t-il, promettant de « ne rien lâcher tant que le dernier ne sera pas rentré ».

Selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur les 48 otages détenus à Gaza – 47 enlevés lors du pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 et un soldat tué en 2014 dont le groupe terroriste palestinien détient la dépouille -, 20 sont vivants et 28 sont décédés.

Montage photos des 48 otages de Gaza : Premier rangée, de gauche à droite : Rom Braslavski, Gali Berman, Ziv Berman, Elkana Bohbot, Matan Angrest, Avinatan Or, Yosef-Haïm Ohana, Alon Ohel. Deuxième rangée, de gauche à droite : Eitan Mor, Segev Kalfon, Nimrod Cohen, Maxim Herkin, Eitan Horn, Evyatar David, Guy Gilboa-Dalal, Bipin Joshi. Troisième rangée, de gauche à droite : Dror Or, Tamir Adar, Matan Zangauker, Bar Kupershtein, David Cunio, Ariel Cunio, Tamir Nimrodi, Omri Miran. Quatrième rangée, de gauche à droite : Manny Godard, Sgt. First Class Ran Gvili, Sahar Baruch, Uriel Baruch, Sonthaya Oakkharasri, Ronen Engel, Muhammad Alatrash, Guy Illouz. Cinquième rangée, de gauche à droite : Joshua Mollel, le sergent Itay Chen, le colonel Asaf Hamami, Tal Chaimi, Aryeh Zalmanovich, Inbar Heiman, le sergent Oz Daniel, le lieutenant Hadar Goldin. Rangée du bas, de gauche à droite : Yossi Sharabi, Sudthisak Rinthalak, Maj. Lior Rudaeff, Amiram Cooper, Cpt. Daniel Perez, Cpt. Omer Neutra, Eliyahu Margalit, Eitan Levy. (Crédits : Times of Israel ; Autorisation)

Au milieu de la cérémonie parisienne, un orateur annonce la nouvelle : « Le cessez-le-feu est entré en vigueur ! » et des applaudissements retentissent.

Viviane Cohen, âgée de 70 ans, se dit « entre l’euphorie et l’impatience, avec de la nervosité aussi ».

« Je me dis que s’il y a de la liesse en Israël, ce n’est pas pour rien ! Les familles d’otages doivent avoir des informations que nous n’avons pas. Donc j’ai confiance », affirme-t-elle.

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