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Autre procès requis pour le cerveau de l’attentat contre la synagogue de Djerba

Christian Ganczarski, un islamiste allemand, avait tenté de tuer trois surveillants de sa prison du Pas-de-Calais aux cris d'allah ouakbar

Christian Ganczarski, cerveau de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002. (Crédit : aautorisation)
Christian Ganczarski, cerveau de l'attentat contre la synagogue de Djerba en avril 2002. (Crédit : aautorisation)

Le parquet national antiterroriste a requis le renvoi devant une cour d’assises pour tentatives d’assassinat terroriste d’un détenu jihadiste, accusé de l’agression de surveillants aux cris d’allah ouakbar et qui avait provoqué un mouvement national de grève des gardiens de prison en 2018, a appris mercredi l’AFP auprès du PNAT.

Christian Ganczarski, un islamiste allemand, cerveau de l’attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie) le 11 avril 2002, est soupçonné d’avoir tenté de tuer à l’arme blanche le 11 janvier 2018 trois surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Un camion-citerne rempli de gaz et d’explosifs a sauté devant la synagogue. L’explosion a entrainé la mort de 21 personnes qui se trouvaient à l’intérieur de la synagogue : 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français ; et blessé près d’une trentaine de touristes.

Le PNAT a requis lundi son renvoi devant une cour d’assises pour « tentatives d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et en récidive légale ». Il appartient désormais au juge d’instruction chargé de l’enquête de décider de son renvoi ou non.

Cette agression avait suscité la colère des agents pénitentiaires, attisée par une série d’autres incidents violents, et provoqué un mouvement national de blocage des prisons – jusqu’à toucher 120 des 180 établissements.

Après quinze jours de mobilisation et une série de négociations houleuses, la ministre de la Justice d’alors, Nicole Belloubet, et le premier syndicat de la pénitentiaire, l’Ufap-Unsa, avaient signé un protocole d’accord qui avait mis fin à la grève.

Le texte comprenait notamment des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents (gilets pare-balles, menottes…), la création de 1 100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d’euros pour des indemnités, soit une augmentation globale de 1 150 euros par agent par an.

Incarcéré depuis 2003, Christian Ganczarski avait été condamné en 2009 à 18 années de réclusion en France pour complicité dans l’attentat contre la synagogue de Djerba.

Le 18 janvier 2018, il était inculpé pour une participation active au réseau Al-Qaïda par la justice américaine, qui réclame son extradition par la France.

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