Autriche : arrestation de 2 individus suspectés de liens avec les attentats de Paris
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Autriche : arrestation de 2 individus suspectés de liens avec les attentats de Paris

Les deux individus sont "soupçonnés d'appartenir à une organisation terroriste", a précisé le porte-parole du parquet de Salzbourg

Vue sur la vieille ville de Salzbourg (Crédit : Wikimedia commons/CC BY SA 3.0)
Vue sur la vieille ville de Salzbourg (Crédit : Wikimedia commons/CC BY SA 3.0)

Deux personnes soupçonnées de liens avec les attentats jihadistes de Paris le 13 novembre ont été arrêtées dans un foyer de migrants de Salzbourg, dans l’ouest de l’Autriche, a annoncé mercredi le parquet autrichien.

« Deux personnes en provenance du Moyen-Orient ont été arrêtées ce week-end », a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet de Salzbourg, Robert Holzleitner. « Des vérifications sont en cours concernant un possible lien avec les attentats de Paris », a-t-il ajouté.

Les deux individus sont « soupçonnés d’appartenir à une organisation terroriste », a précisé le porte-parole.

Selon le site internet du journal Kronen Zeitung, ils sont de nationalité française, avec respectivement des origines familiales algériennes et pakistanaises, et sont arrivés en octobre de Syrie en Autriche en compagnie d’auteurs des attentats, munis de faux papiers syriens.

L’information ayant conduit à ces arrestations émane d’un service de renseignement étranger, écrit le quotidien autrichien, qui ne fournit pas ses sources. Il ajoute que les deux hommes attendaient à Salzbourg, ville très visitée par les touristes étrangers, des ordres pour procéder à d’autres attentats.

Le parquet a refusé de confirmer la nationalité des suspects, tandis que le ministère de l’Intérieur et la police n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Un homme de 29 ans a été interpellé mardi matin en région parisienne et placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts.

A ce jour, l’enquête française a permis d’identifier six des neuf terroristes du Stade de France, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, ainsi que de la salle de concert du Bataclan et de bars et de restaurants du centre de Paris.

Reste à mettre un nom sur deux des trois kamikazes du Stade de France, arrivés de Syrie avec de faux passeports parmi les migrants affluant en Europe, et sur un troisième homme, qui a probablement participé aux tueries à Paris avant de mourir en kamikaze, la semaine suivante, aux côtés du jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques, et de sa cousine pendant l’assaut donné par la police le 18 novembre à Saint-Denis.

Dans le cadre de l’enquête sur ces attentats, deux hommes ont déjà été mis en examen en France, soupçonnés d’avoir fourni à Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques, un logement de repli à Saint-Denis. Mais ces délinquants ne semblent pas mis en cause pour avoir préparé ou participé directement aux attentats en France.

En Belgique, huit hommes, qui semblent intéresser plus directement l’enquête, avaient été inculpés et incarcérés. Un Belge, qui aurait pu participer au repérage des cibles des attentats, avait été arrêté en Turquie.

Salah Abdeslam, un Français de 26 ans, soupçonné d’avoir eu au moins un rôle-clé de logisticien, et qui est visé par un mandat d’arrêt international, est toujours en fuite.

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