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Avancée de projets immobiliers au-delà de la Ligne verte à Jérusalem

Ce quartier proposé du Bas de l'aqueduc comprendrait 1 465 habitations, dont la moitié serait située à Jérusalem-Est

Une vue générale de l'implantation de Givat Hamatos à Jérusalem-Est, le 15 novembre 2020. (Crédit :  AP Photo/ Mahmoud Illean)
Une vue générale de l'implantation de Givat Hamatos à Jérusalem-Est, le 15 novembre 2020. (Crédit : AP Photo/ Mahmoud Illean)

La Commission de planification et de construction du district de Jérusalem a fait avancer le plan d’un nouveau quartier dans la capitale, dont la moitié serait située dans la zone contestée qui se trouve au-delà des lignes de cessez-le-feu de 1967.

Ce nouveau quartier – connu sous le nom du Bas de l’aqueduc – sera construit sur les terrains qui se trouvent entre les quartiers juifs de Givat Hamatos et de Har Homa, tous les deux de l’autre côté de la Ligne verte. Environ la moitié des constructions prévues seront installées au sein du Conseil régional de Mateh Yehudah, à l’intérieur de l’État juif ; les autres à Jérusalem-Est.

Suite à l’approbation de la commission, le plan du Bas de l’aqueduc a avancé au stade dit de « dépôt » – ce qui signifie qu’il ne manque plus qu’une seule approbation avant que les terrains ne soient préparés pour les travaux.

Israël a capturé Jérusalem-Est à la Jordanie en 1967. En 1980, le gouvernement a adopté une loi qui annexait le secteur, un texte qui n’est pas reconnu par la plus grande partie de la communauté internationale.

Les groupes israéliens de gauche et les Palestiniens s’opposent aux constructions israéliennes à Jérusalem-Est qui, espèrent-ils, pourra devenir un jour la capitale d’un futur État palestinien. Les Israéliens de droite, qui s’opposent très largement à l’idée d’un État palestinien à part entière, soutiennent une Jérusalem indivisible qui serait, dans son intégralité, la capitale de l’État juif.

Selon le mouvement La Paix Maintenant, les unités de logement prévues « empêcheront la contiguïté territoriale entre les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est et Bethléem ».

« C’est encore, de la part d’Israël, un effacement de la Ligne verte à Jérusalem, qui empêche une contiguïté palestinienne et qui exproprie les terres des Palestiniens. Quand les Palestiniens avaient tenté de construire sur ces terrains, cela avait été rejeté – et aujourd’hui, ces territoires vont être saisis », a commenté Aviv Tatarsky, chercheur au sein de l’organisation à but non-lucratif Ir Amim de gauche.

Une carte montrant le quartier proposé du Bas de l’aqueduc, dont la moitié se situerait à Jérusalem-Est. (Crédit : La Paix maintenant)

La municipalité de Jérusalem n’avait pas répondu à une demande de commentaire de la part du Times of Israel au moment de l’écriture de cet article.

Les constructions faites au-delà de la Ligne verte, à Jérusalem-Est, sont controversées – même parmi les alliés d’Israël à Washington. Après l’annonce, au mois de décembre, d’un plan de construction d’un nouveau quartier qui pourrait accueillir des Juifs ultra-orthodoxes près de la zone industrielle Atarot, les députés et les responsables du gouvernement américains s’étaient insurgés.

Le Times of Israel avait fait savoir à l’époque que le secrétaire d’État américain Anthony Blinken avait fait part de la ferme opposition de l’administration à ce plan de construction de 9 000 logements à l’occasion d’un entretien téléphonique « intense » avec le Premier ministre Naftali Bennett. En conséquence, la commission de district de Jérusalem avait retardé le plan, citant des inexactitudes techniques.

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