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Avec la reprise des relations, Israël nomme une ambassadrice en Turquie

C'est Irit Lillian, chargée d'affaires à Ankara depuis 2021, qui a été choisie ; il n'y avait plus d'ambassadeur à Ankara depuis 2018

La chargée d'affaires israélienne en Turquie Irit Lillian (Crédit : ministère des Affaires étrangères)
La chargée d'affaires israélienne en Turquie Irit Lillian (Crédit : ministère des Affaires étrangères)

Irit Lillian, chargée d’affaires à Ankara depuis 2021, a été choisie pour devenir nouvelle ambassadrice de l’État juif en Turquie, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Il n’y a pas eu d’envoyé dans le pays depuis 2018, année où la Turquie avait rappelé son ambassadeur et réclamé le départ de l’ambassadeur d’Israël pour protester contre la réponse apportée par l’État juif aux émeutes sur la frontière avec Gaza, qui avaient fait des dizaines de morts du côté palestinien.

Le mois dernier, les deux parties ont annoncé qu’elles reprenaient des relations diplomatiques pleines et entières après deux années de réconciliation lente, un processus qui s’est accéléré cette année avec des visites mutuelles des responsables des deux pays.

« Depuis le début, il était clairement établi que nous mettions en place un processus dans lequel nous étions d’accord sur le fait d’être en désaccord », avait confié Lillian – qui a été ambassadrice israélienne en Bulgarie et en Australie dans le passé – au Times of Israel lors d’un entretien, au mois d’août. « Nous allons tisser des relations bilatérales positives et appropriées qui couvriront de nombreuses activités, mais nous savons qu’il y a des points où nous ne nous entendrons pas », avait-elle continué. « Nous savons que le mariage ne sera pas parfait ».

Le ministère des Affaires étrangères a aussi annoncé la nomination d’Ismail Khaldi, son premier diplomate bédouin, au poste d’envoyé israélien au Turkménistan.

Ravit Baer, qui travaille actuellement au sein de la Division stratégique politique du ministère, deviendra consul-général à Shangaï. Un poste qui avait été offert à l’origine au mois de février à la députée du Meretz Ghaida Rinawie Zoabi, une initiative qui avait été largement considérée comme une tentative de mieux ancrer la coalition en faisant partir la parlementaire, considérée comme dangereuse pour la stabilité de l’alliance au pouvoir, en Chine.

Les nominations devront être approuvées par le gouvernement et par la procureure-général Gali Baharav-Miara, le gouvernement au pouvoir en Israël étant un gouvernement de transition.

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