Aviv Kochavi succède à Gadi Eizenkot à la tête de l’état-major
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Aviv Kochavi succède à Gadi Eizenkot à la tête de l’état-major

Le haut-officier prêtera serment au siège militaire de Tel Aviv avant une série d'apparitions à Jérusalem ; il établira les nouvelles directives du fonctionnement militaire

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le chef d'Etat-major de l'armée, le général de division Aviv Kochavi, salue pendant une cérémonie sur la base Hakirya à Tel Aviv, le 3 novembre 2016 (Crédit :  Flash90)
Le chef d'Etat-major de l'armée, le général de division Aviv Kochavi, salue pendant une cérémonie sur la base Hakirya à Tel Aviv, le 3 novembre 2016 (Crédit : Flash90)

Le général de division Aviv Kochavi succédera officiellement mardi à la tête de l’état-major à Gadi Eizenkot, qui a achevé son mandat de quatre ans. Il deviendra ainsi le 2e commandant de l’armée israélienne.

La passation de pouvoir a eu lieu à 9 heures 30, lors d’une cérémonie organisée sur la base Kirya de Tel Aviv, où la première ordonnance de la journée a hissé Kochavi au grade de lieutenant-général.

Kochavi, jusqu’alors chef d’Etat-major adjoint, prend ses nouvelles fonctions alors que l’Etat juif doit relever de multiples défis à ses frontières avec Gaza et le Liban, et dans un contexte de campagne militaire en cours contre l’Iran en Syrie.

Il devrait démarrer sur les chapeaux de roue en rencontrant l’état-major mardi après-midi et en faisant part de ses directives en termes de fonctionnement de l’armée. Il émettra ensuite une ordonnance quotidienne envoyée à tous les soldats et commandants de Tsahal.

Le chef d’état-major de Tsahal Gadi Eizenkot, à gauche, parle avec le commandant de la Division de la Galilée Amir Baram et le commandant de la région nord Aviv Kochavi, lors d’une visite à la frontière nord d’Israël le 30 décembre 2015 (Crédit : Porte-parole de Tsahal)

Eizenkot, qui prend sa retraite après quatre années passées à la barre et 40 ans de carrière militaire, remettra son insigne à son successeur au cours d’une cérémonie à laquelle assistera le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui est actuellement le ministre de la Défense en titre.

Après la cérémonie, Kochavi se recueillera dans la salle nationale de commémoration du cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem.

Respectant la tradition, il ira ensuite au mur Occidental, dans la Vieille ville de Jérusalem, vestige emblématique du complexe du Second Temple, un lieu hautement significatif pour le peuple juif depuis 2 000 ans.

Kochavi devrait également rencontrer le président Reuven Rivlin à la résidence de ce dernier, à Jérusalem, avant de retourner à Tel Aviv pour le passage officiel de témoin.

Le chef d’Etat-major sortant chief Gadi Eizenkot aux côtés de son épouse Chana et avec sa petite-fille lors d’une cérémonie d’adieu organisée au siège de l’armée à Tel Aviv, le 13 janvier 2019 (Crédit : Armée israélienne)

Cette investiture survient dans un contexte d’opérations militaires pour empêcher l’ancrage iranien en Syrie tout en devant affronter des confrontations violentes dans le sud, sur la frontière avec la bande de Gaza, et dans un contexte de menaces constantes et de tensions avec le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban.

Sur le territoire national, l’Etat hébreu est au cœur d’une période électorale, avec des dossiers liés à la sécurité à la tête de l’ordre du jour. L’armée a essuyé les critiques des députés et d’intermédiaires extérieurs qui ont estimé qu’elle n’était peut-être pas préparée à la guerre.

Dimanche, Netanyahu a admis que l’armée israélienne avait bombardé des centaines de cibles iraniennes en Syrie ces dernières années, avec notamment une frappe, ce week-end, aux abords de l’aéroport de Damas, qui a visé un dépôt d’armes. L’Iran et ses milices aident le régime syrien à mettre un terme à la guerre civile dans le pays.

Cette révélation faite vingt-quatre heures après qu’Eizenkot a reconnu dans une série d’interviews que les avions de chasse israéliens avaient bombardé des positions iraniennes en Syrie à des milliers d’occasions reflète un changement par rapport à la traditionnelle politique d’ambiguïté qui était mise en oeuvre dans le passé au sujet des campagnes aériennes israéliennes en Syrie.

Père et philosophe

Marié et père de trois filles, Kochavi est licencié en philosophie, un diplôme obtenu à l’université hébraïque. Il a passé une maîtrise en administration publique à l’université de Harvard et une seconde maîtrise en relations internationales à l’université Johns Hopkins.

Il a commencé son service militaire en 1982 et il a rejoint la brigade des parachutistes. Après avoir terminé une formation d’officier, il est monté en grade et il a dirigé l’administration des renseignements militaires israéliens avant de prendre la tête du commandement du nord.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le secrétaire militaire sortant du Premier ministre, le général de division Eyal Zamir, au bureau du Premier ministre, le 8 septembre 2015 (Crédit : Haim Zach / GPO)

Au mois de mai 2017, il a été nommé vice-commandant de l’armée israélienne et, au mois d’octobre 2018, sa candidature au poste de chef d’état-major a été approuvée par le cabinet gouvernemental.

Son adjoint sera Eyal Zamir, ancien chef du Commandement du sud qui s’était également présenté à la tête de l’Etat-major.

Zamir a prêté serment le mois dernier.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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