Aviv Kohavi condamne l’enquête de la Cour pénale internationale
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Aviv Kohavi condamne l’enquête de la Cour pénale internationale

Le chef d'Etat-major déplore une méconnaissance des juges des tactiques terroristes et promet de protéger les militaires

Le chef d'Etat-major Aviv Kochavi lors d'une cérémonie organisée par la marine israélienne sur la base navale de Haïfa, en Israël, le 4 mars 2020. (Crédit :  Flash90)
Le chef d'Etat-major Aviv Kochavi lors d'une cérémonie organisée par la marine israélienne sur la base navale de Haïfa, en Israël, le 4 mars 2020. (Crédit : Flash90)

Le chef d’Etat-major Aviv Kohavi a condamné dimanche l’enquête menée sur Israël par la Cour pénale internationale (CPI) sur des crimes de guerre présumés et il a défendu la conduite des militaires.

Au début du mois, la Cour pénale internationale a annoncé qu’elle ouvrirait une enquête sur des crimes de guerre présumés qui auraient été commis par Israël et les Palestiniens suite à une requête soumise par les Palestiniens, qui ont rejoint le tribunal en 2015 après avoir obtenu le statut d’observateur non-membre auprès de l’Assemblée générale des Nations unies.

« La Haye vit dans l’ancien monde. Au Moyen-Orient, il y a une nouvelle ère de terrorisme dans la région », a dit Kohavi au cours d’une cérémonie organisée au Commandement du sud de l’armée israélienne, responsable de la sécurité face aux attaques de la bande de Gaza.

Il a affirmé que la CPI, basée à la Haye, ne connaissait que peu les tactiques mises au point par les terroristes que les soldats de l’armée israélienne sont amenés à affronter, disant qu’il y avait un « gouffre » entre ce qui arrive sur le terrain et la manière dont la CPI perçoit ces actions.

Des manifestants avec des bannières aux abords de la Cour pénale internationale, la CPI, demandant au tribunal de poursuivre l’armée israélienne pour des crimes de guerre présumés à La Haye, le 29 novembre 2019. (Crédit : AP/Peter Dejong)

« Ce sont nos ennemis qui ont choisi de s’installer dans des zones peuplées et de placer des milliers de missiles et de roquettes là-bas – des missiles et des roquettes qui, par définition, frappent nos civils », a-t-il ajouté. « Ceux qui pensent nous empêcher de nous protéger des roquettes qui nous attaquent au cœur de nos paysages urbains abandonnent nos citoyens ».

« Il incombe à notre communauté internationale de s’adapter à des modèles de pensées, à des modèles de guerre et au droit international en ce qui concerne la lutte contre les armées du terrorisme », a recommandé Kohavi.

Un Israélien inspecte les dommages causés à une maison après qu’une roquette tirée depuis la bande de Gaza l’a heurtée de plein fouet, à Sderot, en Israël, le 21 août 2020. (AP Photo / Tsafrir Abayov)

Il a indiqué aux soldats que l’armée les protégerait face aux poursuites, estimant que la décision de l’ouverture d’une enquête sur Israël avait « franchi une ligne rouge ».

« Les valeurs de l’armée israélienne et de la loi internationale visent simplement à empêcher que les civils soient touchés, mais elles ont aussi pour objectif de nous permettre de protéger nos citoyens », a souligné Kohavi.

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