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Babi Yar : Des photos de 1966 illustrent les premiers efforts de documentation

Le président Herzog devrait se rendre à Kiev la semaine prochaine pour prendre la parole lors du 80e anniversaire du massacre de près de 34 000 Juifs

  • Les premiers efforts déployés dans les années 1960 pour localiser et identifier les restes à Babi Yar, où quelque 100 000 personnes ont été assassinées à peine 20 ans plus tôt. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Les premiers efforts déployés dans les années 1960 pour localiser et identifier les restes à Babi Yar, où quelque 100 000 personnes ont été assassinées à peine 20 ans plus tôt. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
  • Premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
  • Le site de Babi Yar photographié en 1966 (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Le site de Babi Yar photographié en 1966 (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
  • Le site de Babi Yar photographié en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Le site de Babi Yar photographié en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
  • Les premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Les premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
  • Les premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)
    Les premiers efforts pour localiser et identifier les restes à Babi Yar en 1966. (Crédit : Joseph Schneider via la Bibliothèque nationale d'Israël)

De rares photos, qui ont refait surface en amont du 80e anniversaire du massacre de Babi Yar, montrent les premiers efforts déployés par des militants dans les années 1960 pour identifier des os et des restes humains sur le site où près de 34 000 Juifs ont été assassinés en l’espace de deux jours seulement.

Entre les 29 et 30 septembre 1941, les nazis et leurs collaborateurs ont assassiné des dizaines de milliers de Juifs dans le ravin de Babi Yar, juste à l’extérieur de Kiev. Bien qu’il s’agisse de l’un des plus grands massacres de la Shoah, le site et l’événement ont été largement ignorés pendant des décennies et ont été éclipsés par les atrocités commises dans les camps de concentration, qui étaient souvent mieux documentées. Au cours des dernières années de la Seconde Guerre mondiale, plus de 100 000 personnes auront finalement été tuées dans le ravin.

En 1966, à l’occasion du 25e anniversaire du massacre, un groupe de militants avait commencé à travailler à l’identification des dizaines de milliers de restes humains laissés à Babi Yar et à la commémoration officielle de tous ceux qui y ont été tués, selon la Bibliothèque nationale d’Israël.

Les efforts de ces premiers militants ont été documentés par Joseph Schneider, un survivant de la Shoah et un dissident anti-soviétique. Les photographies prises par Schneider en 1966 ont été trouvées dans les archives d’Emmanuel (Amik) Diamant, qui ont été remises aux Archives centrales de l’histoire du peuple juif de la bibliothèque, et elles sont maintenant rendues publiques pour la première fois.

Selon la bibliothèque, les militants ont accroché un panneau commémoratif non officiel sur le site pour la première fois en 1966. Des photographies tirées des archives montrent des hommes et des femmes debout au milieu de piles d’ossements sur le site, alors qu’ils s’efforcent de commémorer les hommes, femmes et enfants assassinés oubliés. Les efforts visant à créer un mémorial officiel sur le site n’ont été autorisés à démarrer sérieusement qu’après l’effondrement de l’Union soviétique.

Au cours des dernières décennies, des activistes se sont efforcés de mettre l’histoire de Babi Yar sur le devant de la scène et d’établir sur le site un centre commémoratif étendu et éducatif. La dernière initiative en date, appelée « Babi Yar Shoah Memorial Center », est menée par le refusenik et ancien politicien israélien Natan Sharansky.

Mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu sur le site du massacre de Babi Yar pour marquer son 80e anniversaire.

La tragédie de Babi Yar « ne devrait jamais se répéter », a déclaré M. Zelensky – qui est lui-même d’origine juive – lors de la cérémonie de dépôt de fleurs. « Pas en Ukraine. Ni nulle part ailleurs en Europe. Nulle part dans le monde », a-t-il ajouté.

Le président Isaac Herzog s’est exprimé lors d’une conférence organisée par le groupe Besheva à Jérusalem, le 1er août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le président israélien Isaac Herzog doit se rendre à Kiev la semaine prochaine, pour sa première visite d’État depuis son entrée en fonction cet été, afin de participer à une cérémonie de commémoration marquant les 80 ans du massacre.

« Il est impératif de continuer à parler de cet événement horrible et d’en tirer les leçons », a déclaré M. Herzog dans un communiqué mardi. « Le centre commémoratif de la Shoah de Babi Yar est un site important pour la commémoration de ce souvenir douloureux et pour la déclaration que nous devons continuer à faire ensemble : Plus jamais ça ».

L’AFP a contribué à cet article. 

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