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Barlev: L’attaque à Burin est le fruit d’une « action organisée d’un groupe terroriste »

Les auteurs ne sont que la "pointe de l'iceberg," a mis en garde le ministre de la Sécurité intérieure ; le Shin Bet participe à l'enquête

Le ministre de la Sécurité publique Omer Barlev, le 9 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Le ministre de la Sécurité publique Omer Barlev, le 9 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, a dénoncé dimanche l’attaque perpétrée la semaine dernière à Burin (nord de la Cisjordanie) par des extrémistes juifs contre des Palestiniens et des militants israéliens, affirmant qu’il s’agissait d’une « action organisée d’un groupe terroriste ».

Des images montrent un groupe d’extrémistes juifs, apparemment résidents de l’avant-poste illégal de Givat Ronen, attaquant des militants de gauche et des Palestiniens avec des gourdins et des pierres, blessant au moins six personnes et incendiant une voiture.

« Il s’agit là d’une action organisée d’un groupe terroriste, » a déclaré Barlev à la chaîne publique KAN.

Les actes violents ont été commis « à mon avis par un groupe terroriste, et ont visé des citoyens israéliens venus manifester dans la région », a-t-il dit, ajoutant que l’attaque semblait préméditée.

Barlev a défendu l’absence d’arrestations, en disant qu’il faut du temps avant que l’armée ne soit appelée sur les lieux, suivi d’un autre délai jusqu’à ce que la police soit alertée, et à ce moment-là « les terroristes ne sont plus là et ont disparu. »

S’exprimant sur les ondes de Radio 103FM, Barlev a qualifié l’événement de « nouveau bond en avant sérieux dans le terrorisme perpétré par des colons extrémistes. »

Mais, il a déclaré qu’il est tout à fait possible que certaines des personnes impliquées ne soient pas des résidents d’implantations mais « d’autres individus qui arrivent d’autres endroits. »

Ces actes de violence ont suscité des dénonciations de l’ensemble du spectre politique, plusieurs législateurs de la coalition appelant à la démolition de l’avant-poste d’où seraient venus les assaillants.

Les responsables de la sécurité israélienne ont averti que la violence des extrémistes juifs en Cisjordanie a augmenté ces derniers mois. Fin décembre, des responsables du Shin Bet ont déclaré au Times of Israel que la violence de la part des extrémistes juifs avait augmenté de 50 % au cours de l’année écoulée.

Néanmoins, le débat politique interne sur ce phénomène a été une source de division. Les politiciens israéliens de droite ont refusé de qualifier ces attaques de « violence des colons », estimant qu’une telle caractérisation est une tentative de dénigrer l’ensemble des Juifs vivant en Cisjordanie.

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