Bazan Group vise à promouvoir les véhicules à hydrogène en Israël
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Bazan Group vise à promouvoir les véhicules à hydrogène en Israël

Ce groupe producteur de dérivés pétroliers veut construire la première station de réapprovisionnement en hydrogène du pays, en concurrence avec Sonol

Un camion fonctionnant à l'hydrogène sur la route. (Crédit :  audioundwerbung, at iStock by Getty Images)
Un camion fonctionnant à l'hydrogène sur la route. (Crédit : audioundwerbung, at iStock by Getty Images)

Bazan Group, dont les firmes basées sur les énergies fossiles sont parmi les plus polluantes en Israël, a annoncé lundi être sur le point de se lancer dans un projet-pilote d’un coût de 12 millions de shekels. L’objectif ? Produire, comprimer et transporter de l’hydrogène afin d’adhérer aux normes nécessaires requises pour introduire des véhicules à hydrogène en Israël.

Premier objectif à atteindre : La création de la toute première station de réapprovisionnement en hydrogène dans le pays – un but que Bazan Group partage avec l’entreprise Sonol.

Dans le monde entier, la promesse de l’alimentation énergétique par l’hydrogène – qui est créé en séparant puis en réunissant les éléments qui forment l’eau – représente la prochaine révolution en termes d’énergies propres.

La technologie n’en est qu’à ses balbutiements mais le gouvernement, comme le secteur privé, injectent des fonds pour tenter de développer des moyens de rendre l’hydrogène plus puissant, plus efficace et moins coûteux.

Une station de réapprovisionnement en hydrogène à Hunzenschwil, en Suisse, le 10 octobre 2020. (Crédit :Lucia Gajdosikova, iStock at Getty Images)

La proposition de Bazan a été acceptée par le scientifique en chef du ministère de l’Energie et son Administration des carburants alternatifs et des transports intelligents, qui cherche à encourager les innovations dans l’économie énergétique.

Le ministère apportera sa contribution au projet à hauteur de 1,3 million de shekels sur les 12 millions de shekels nécessaires.

Selon un communiqué de l’entreprise, Bazan Group est d’ores et déjà le plus important producteur d’hydrogène au sein de l’Etat juif – étant capable d’en produire huit tonnes par heure.

« Le principal obstacle dans l’économie israélienne que devra affronter ce projet, c’est la capacité à produire de l’hydrogène avec la quantité et avec la qualité nécessaires, la capacité également à le comprimer, ce qui lui permettra alors d’être transporté dans les stations en toute sécurité », a noté le communiqué, qui a ajouté que l’entreprise établira aussi le tout premier laboratoire autorisé, dans le pays, à procéder aux analyses indispensables de l’hydrogène pour son transport.

La manière la plus simple de transporter de l’hydrogène est de le comprimer dans des réservoirs.

Bazan a déjà investi dans H2PRO, une firme israélienne qui commercialise une avancée dans la recherche sur l’hydrogène. Un progrès majeur qui a été développé par des scientifiques du Programme énergétique du Grand Technion au sein de l’Institut israélien de technologie du Technion. Parmi les autres investisseurs de H2PRO, figurent le fabricant de voiture sud-coréen Hyundai et l’important groupe commercial japonais Sumitomo.

De droite à gauche : le docteur Hen Dotan, le professeur Avner Rothschild, la docteure Avigail Grader et le professeur Gideon Grader du Technion – Institut israélien de la technologie (Autorisation : Technion)

H2PRO affirme que sa technologie permet de séparer l’hydrogène de l’oxygène – une phase déterminante de l’usage de l’hydrogène pour la production d’énergie – de manière moins coûteuse et plus sûre que ses concurrents sur le marché.

Au début de l’année, Bazan Group avait fait savoir qu’il allait établir une plateforme d’innovation appelée Bnnovation.

Les usines du Bazan Group comprennent les raffineries pétrolières de la baie de Haïfa dans le nord, qui sont à la huitième place d’un classement publié en septembre par le ministère de la Protection environnementale pour les coûts indirects (pour l’environnement, par exemple, ou pour la santé publique) induits pour leur pollution.

D’autres compagnies du groupe Bazan fabriquent des produits dérivés du pétrole, comme du plastique.

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