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Bennett à Baerbock : Un retour à l’accord sur le nucléaire serait une erreur

La ministre allemande des Affaires étrangères et le Premier ministre ont discuté d'autres questions régionales et de la coopération médicale sur la COVID-19

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (à gauche) rencontre le Premier ministre Naftali Bennett à Jérusalem, le 10 février 2022. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (à gauche) rencontre le Premier ministre Naftali Bennett à Jérusalem, le 10 février 2022. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

En rencontrant la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré jeudi qu’Israël pensait qu’un retour à l’accord nucléaire de 2015 serait « une erreur qui mettrait en danger toute la région ».

Bennett a dit également à Baerbock qu’il pense qu’une date limite doit être fixée pour les pourparlers de Vienne avec Téhéran, car les négociations s’éternisent alors que l’Iran continue d’enrichir l’uranium ne sert que les intérêts de la République islamique.

Les deux ont également discuté d’autres questions régionales et de la coopération médicale en ce qui concerne le COVID-19.

Les pourparlers sur le nucléaire iranien ont redémarré mardi à Vienne, avec l’objectif affiché par l’ensemble des protagonistes de conclure un accord au plus vite. De retour dans la capitale autrichienne, les différentes délégations ont enchaîné les rencontres au palais Cobourg.

Le Palais Cobourg, lieu des pourparlers de relance du Plan d’action global conjoint (JCPOA), à Vienne, le 29 novembre 2021. (Crédit : VLADIMIR SIMICEK / AFP)

C’est dans cet hôtel de luxe que se déroulent les discussions entre l’Iran et les parties restantes à l’accord (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie).

A son arrivée, le négociateur iranien Ali Baghéri n’a pas dit un mot à la presse. Tout comme le coordinateur de l’Union européenne Enrique Mora, qui supervise le processus et informe les Américains, présents à Vienne mais pas impliqués de manière directe.

Les diplomates s’étaient quittés fin janvier en appelant à des « décisions politiques » après les « progrès » réalisés au cours du mois, qui avaient permis de sortir d’une longue impasse.

Depuis Washington, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dit son « espoir » d’une issue rapide même si des divergences importantes demeurent.

« Les deux parties ont fait preuve de volonté », a-t-il estimé.

« Il y a une offre américaine. Il y a une contre-offre. (…) Je ne sais pas si cela va durer une semaine, deux semaines, trois semaines, mais nous sommes certainement dans les dernières étapes de la négociation ».

La veille, Washington n’avait pas caché son impatience.

Les pourparlers « sont parvenus à un stade où une conclusion devient urgente », a prévenu un porte-parole du département d’Etat américain, interrogé par l’AFP.

« Un accord qui réponde aux préoccupations-clés de toutes les parties est en vue, mais s’il n’est pas conclu dans les prochaines semaines, les avancées nucléaires de l’Iran rendront impossible notre retour » dans le texte de 2015, a-t-il ajouté.

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