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Bennett : le gouvernement affronte « une machine à distiller poison et mensonges »

Pour le Premier ministre, qui regrette la haine et le "lavage de cerveau" distillés par la droite, former un gouvernement d’unité a été "son action la plus sioniste"

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet à son bureau de Jérusalem, le 10 avril 2022. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool/Flash90)
Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet à son bureau de Jérusalem, le 10 avril 2022. (Crédit : Ohad Zwigenberg/Pool/Flash90)

Vendredi, le Premier ministre Naftali Bennett a alerté la population contre ce qu’il a qualifié de campagne menée par « une machine à distiller le poison et les mensonges » contre son gouvernement de coalition.

S’exprimant à propos de la crise que traverse la coalition, Bennett a écrit sur Facebook que l’idée qui avait prévalu à la formation du gouvernement d’unité était « simple »: « Je suis un homme de droite et mes convictions n’ont pas changé. Je forme un gouvernement avec mon ami Yair Lapid, avec des gens du centre, de droite et de gauche ainsi qu’avec Mansour Abbas. Nous tous, à commencer par moi-même, devons faire des compromis. »

Il a confié que son gouvernement affrontait « une véritable machine à distiller le poison et les mensonges, qui nous décrit comme des traîtres. Cette machine rend le gouvernement responsable des attentats terroristes, comme si Israël n’en avait jamais connu d’autres au cours des 130 dernières années, comme s’il n’y avait pas eu d’attentats terroristes à l’arme blanche il y a six ans, au cours desquels 50 Israéliens ont trouvé la mort. »

Il a ajouté que « la machine à distiller le poison faisait des ravages. Ils ont réussi à faire douter Idit Silman », députée de Yamina qui a récemment fait défection du gouvernement. « Les membres de ma faction sont constamment menacés. »

Lors de sa prise de fonctions l’an dernier, Bennett avait tancé le Premier ministre déchu, Benjamin Netanyahu, pour avoir « massacré » les membres de la coalition. Dans le post de vendredi, le nom de Netanyahu n’ait pas cité en tant que tel.

Sur une note personnelle, il a ajouté: « Ma femme Gilat et mon fils aîné Yoni ont reçu des menaces assorties de balles de revolver de la part d’une femme à qui on a retourné le cerveau, et qui croit dur comme fer que ma famille devrait mourir, comme prix de mes décisions. Cette pauvre femme croit que mon intention est de remettre le pays aux mains du Hamas pour m’assurer de rester au pouvoir, et que son devoir est de sauver le pays de la destruction. »

Il a qualifié sa décision de former un gouvernement d’unité, en rupture avec une grande partie de sa base de droite, afin d’éviter la tenue de nouvelles élections l’an dernier, « d’acte le plus sioniste qu’il ait jamais pris ».

« Nous ne devons pas abandonner. Nous n’avons pas d’autre pays », a-t-il écrit.

« La vie du pays est en danger. Nous devons lutter pour vaincre le terrorisme palestinien, et nous devons nous battre pour maintenir l’unité de notre peuple de l’intérieur. »

Le gouvernement traverse une nouvelle période de turbulences suite à l’annonce de la députée du Meretz, Ghaida Rinawie Zoabi, jeudi. Elle a indiqué quitter la coalition en raison, notamment, de la conduite de la police sur le mont du Temple, à Jérusalem, et des incidents qui ont émaillé les obsèques de la journaliste d’Al Jazeera, Shireen Abu Akleh.

Le départ de Rinawie Zoabi place le gouvernement en minorité, avec 59 sièges sur les 120 que compte la Knesset. On ignore à ce stade si l’opposition dispose des voix nécessaires pour le renverser.

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