Bennett prévient que la Syrie deviendra le « Vietnam de l’Iran »
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Bennett prévient que la Syrie deviendra le « Vietnam de l’Iran »

Le ministre a déclaré que le régime islamique "était condamné à s'effondrer", selon Israël, qui tiendra le Liban pour responsable des attaques du Hezbollah

Le ministre de l'Education Naftali Bennett prend la parole lors d'un événement à la Résidence présidentielle à Jérusalem, le 23 avril 2018 (Hadas Parush / Flash90)
Le ministre de l'Education Naftali Bennett prend la parole lors d'un événement à la Résidence présidentielle à Jérusalem, le 23 avril 2018 (Hadas Parush / Flash90)

Le ministre de l’Education Naftali Bennett a averti mardi que « la Syrie deviendrait le Vietnam de l’Iran » si Téhéran continuait sur sa voie actuelle, ajoutant que le régime islamique était voué à l’effondrement en raison de sa politique « mégalomane ».

S’exprimant lors de la conférence d’Herzliya, Bennett, membre du cabinet de sécurité, a déclaré : « Si les Iraniens continuent avec leurs décisions misérables, ils découvriront assez vite que la Syrie est devenue leur Vietnam. »

Bennett a déclaré à la conférence sur la sécurité qu’Israël pourrait être obligé de prendre des mesures militaires contre l’Iran afin de se protéger.

« A ce stade, je ne suggère pas que nous devions attaquer l’Iran de façon directe, mais je prends des mesures afin de nous assurer qu’Israël dispose d’une capacité durable à dissuader l’Iran et ses citoyens de nuire à Israël », a-t-il dit.

« A la lumière des politiques iraniennes mégalomanes de ces dernières années, et à la lumière de la situation sociale, économique, politique et militaire de l’Iran, je suis sur le point de tirer la conclusion que le régime iranien de l’ayatollah est voué à l’effondrement », a-t-il ajouté. « Avec son comportement actuel, ce régime ne survivra pas étant donné qu’il dirige ses ressources nationales vers des actions sans égard pour l’intérêt du peuple iranien. »

Ses commentaires surviennent dans un contexte d’escalade des tensions entre Jérusalem et Téhéran, alors que la République islamique a cherché à prendre pied dans la Syrie voisine, faisant craindre qu’elle pourrait utiliser des bases pour attaquer Israël.

Pendant son discours, Bennett a comparé Téhéran à une « tête de pieuvre » tandis que ses mandataires au Liban, en Syrie et ailleurs seraient les « tentacules » de la bête.

Des femmes brandissent des drapeaux libanais et du Hezbollah devant les portraits du dirigeant suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei et du dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah, dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, le 13 août 2016 (AFP Photo / Mahmoud Zayyat)

Il a affirmé que dans ses guerres futures, Israël considérerait tout acte d’agression par le groupe terroriste du Hezbollah comme un acte de guerre par l’Etat libanais. La remarque survient alors que le Hezbollah a renforcé son pouvoir lors de récentes élections libanaises.

« [Le dirigeant du Hezbollah Hassan] Nasrallah se présente comme le défenseur du peuple libanais, mais il doit comprendre que s’il joue la carte iranienne, il décimera son pays », a-t-il dit.

Le discours a eu lieu quelques heures avant que le président américain Donald Trump annonce que les Etats-Unis se retireraient de l’accord nucléaire signé en 2015 avec l’Iran. Le Plan d’action global conjoint, signé entre l’Iran et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne, a permis la levée de lourdes sanctions économiques en échange du démantèlement du programme d’arme nucléaire de l’Iran.

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