Bernard Bitan et Elie Chouraqui s’inspirent d’un cas tortueux du Talmud
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Bernard Bitan et Elie Chouraqui s’inspirent d’un cas tortueux du Talmud

L'un des tableaux d'un diptyque est abîmé, la valeur du second s'envole. Mais le propriétaire réclame un dédommagement au coupable du dommage, qui s'avère être un vieil ami...

Affiche de la nouvelle pièce de Bernard Bitan, mise en scène par Elie Chouraqui (Crédit: autorisation)
Affiche de la nouvelle pièce de Bernard Bitan, mise en scène par Elie Chouraqui (Crédit: autorisation)

Voilà une trame originale, inspiré d’un cas du Talmud – la compilation des débats philosphico-politico-juridiques entre sages juifs des premiers siècles de l’ère chrétienne – sur l’interprétation qui a été faite sur la loi du talion.

Pour sa nouvelle pièce de théâtre, Elie Chouraqui, qui adapte ici la première création théâtrale de Bernard Bitan, raconte l’histoire de Bernard un galeriste réputé sur le point de vendre un diptyque qui porte le nom de « Miroirs ».

Il s’agit de deux tableaux jumeaux, en tous points similaires, dernière œuvre réalisée par l’artiste peintre connu et coté : Loïc Tabin juste avant sa disparition, dévoile leur communiqué de presse. Ces deux toiles vendues séparément, ont trouvé deux acquéreurs pour un prix identique de 180 000 euros chacune ».

Le jour de la réalisation des ventes, Marc, son ami d’enfance vient s’acquitter d’un petit prêt que lui avait fait Bernard et en profite pour l’aider à emballer les tableaux avant la livraison … sauf qu’à la suite d’un geste malheureux un des tableaux est abîmé et devient invendable.

Cet incident, qui plonge Bernard dans le désarroi dans un premier temps, a une conséquence inattendue : la valeur du tableau restant s’envole grâce à une idée astucieuse du responsable de la catastrophe car l’œuvre est devenue unique et de surcroît, elle lui confère le statut de « toute dernière réalisation de l’artiste ».

Sur la base de ce raisonnement, Marc suggère à son ami de mettre ce dernier tableau aux enchères. Il sera adjugé à 980 000 d’euros.

Mais au terme de la vente, Bernard en vient tout de même à réclamer à Marc de s’acquitter du préjudice. Est-ce légitime de sa part, lui qui a profité d’une plus-value de 620 000 euros en conséquence de ce dommage ?

Pour Elie Chouraqui – auteur des 10 commandements, Harrison Flower, Paroles et Musiques, « C’est une pièce qui décrit parfaitement les ambiguïtés de la société dans laquelle nous vivons au quotidien au travers du monde de l’art. En lisant la pièce de Bernard j’ai été aussi ému et j’ai beaucoup ri ! »

Le célèbre metteur en scène et réalisateur retrouve une partie de la troupe qui avait fait salles combles l’année dernière dans la pièce « Le Prénom » d’Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte, et constitue un trio inédit sur scène, Marco Gaon (Le Sel et le Miel, Le Prénom), Bernard Bitan (Le Prenom et auteur de Miroirs) et Judith Mergui (Inch Alya, Vous auriez pu me prévenir).

« Je n’ai pas seulement voulu écrire une comédie, je tenais à ce que l’on ressorte diverti, certes, mais aussi plus intelligent après avoir vu Miroirs ! Les séances de travail avec Elie Chouraqui sur l’adaptation du livret, en plus de nous avoir offert d’énormes fous rires, donne à la pièce une dimension encore plus jouissive. Je considère comme un immense privilège et un honneur d’avoir son texte mis en scène et adapté par un metteur en scène aussi incroyable qu’Elie Chouraqui ! » a confié Bernard Bitan à qui l’on doit notamment le spectacle musical à succès Le Sel et le Miel

Cette pièce, qui devrait connaître une tournée en France, sera présentée au public israélien en avant-première le 8 mai au théâtre Cameri de Tel Aviv.

Pour acheter vos places : Billetterie – www.livestage.show
www.yoelbenharrouche.co Informations et Réservations : 052-5889510
miroirs@yoelbenharrouche.co

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