Blinken s’entretient avec Sissi, veut consolider le cessez-le-feu à Gaza
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Blinken s’entretient avec Sissi, veut consolider le cessez-le-feu à Gaza

L'entretien avec notamment Sameh Choukri, ministre des Affaires étrangères, et Abbas Kamel, patron des renseignements égyptiens a duré environ une heure et demie

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) rencontre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais présidentiel d'Héliopolis, le 26 mai 2021 (Crédit : Alex Brandon / POOL / AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) rencontre le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais présidentiel d'Héliopolis, le 26 mai 2021 (Crédit : Alex Brandon / POOL / AFP)

Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken a rencontré mercredi le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays a joué un rôle central pour obtenir le cessez-le-feu entre le groupe terroriste palestinien du Hamas et Israël.

Après s’être entretenu la veille avec Israël et le président de l’Autorité palestinienne, Blinken a échangé avec M. Sissi, et doit s’envoler pour la Jordanie dans l’après-midi.

L’entretien a duré environ une heure et demie.

Sameh Choukri, ministre des Affaires étrangères, et Abbas Kamel, patron des renseignements égyptiens (GIS), qui ont joué un rôle actif mais discret dans les négociations, étaient également présents.

L’aide pour Gaza – une aide d’urgence de 5,5 millions de dollars – ne doit pas aller au Hamas, « qui n’a apporté que misère et désespoir à Gaza », a affirmé M. Blinken dans son communiqué.

L’Egypte, premier pays arabe à signer en 1979 un traité de paix avec Israël, mettant fin à l’état de guerre entre les deux pays voisins, entretient à la fois des relations avec Israël et le Hamas, mouvement islamiste considéré comme « terroriste » par l’Etat hébreu, l’Union européenne et les Etats-Unis.

Alors que les médias égyptiens ont coutume de désigner l’enclave palestinienne de « foyer terroriste », le président Sissi avait ordonné « exceptionnellement » l’ouverture du terminal de Rafah pour permettre à des blessés de Gaza d’être traités dans des hôpitaux égyptiens, et pour faire passer de l’aide médicale. En outre, l’Egypte a promis la semaine dernière, avant même la fin des hostilités, de consacrer 500 millions de dollars d’aide à la reconstruction à Gaza, « avec des entreprises égyptiennes pour mener les travaux ».

Dans un discours au Conseil de sécurité de l’ONU, Choukri avait estimé, à l’adresse d’Israël, que des « concessions » devaient « être faites ».

Présents côté israélien et palestinien, les médiateurs égyptiens s’activent à consolider un cessez-le-feu qui ne comporte aucune condition à l’arrêt des hostilités et n’établit aucun plan pour la reconstruction de Gaza.

Par sa médiation, l’Egypte cherche à renouer avec son rôle régional historique. Le cessez-le-feu obtenu vendredi est une victoire diplomatique bienvenue pour le gouvernement de M. Sissi, plus habitué à recevoir des critiques au sujet de la situation des droits humains dans son pays.

En 2014, Le Caire avait été à l’origine d’un cessez-le-feu après la guerre sanglante de plusieurs semaines entre l’Etat hébreu et le Hamas.

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