Bnei Brak : Le confinement se durcit pour éviter « une crise bien pire »
Rechercher

Bnei Brak : Le confinement se durcit pour éviter « une crise bien pire »

Selon un officier militaire qui coordonne l'effort, l'opération doit se concentrer sur le dépistage et non sur l'évacuation des personnes à risque ; arrêt des transports publics

La police installe des checkpoints temporaires à l'entrée de la ville de Bnei Brak, le 3 avril 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La police installe des checkpoints temporaires à l'entrée de la ville de Bnei Brak, le 3 avril 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les autorités ont décidé dimanche matin de durcir la fermeture de Bnei Brak, ville particulièrement touchée par le coronavirus, fermant ses accès avec le reste du pays et renforçant les initiatives visant à apporter des aides aux résidents et à évacuer les personnes qui seraient porteuses du COVID-19.

En même temps, les responsables réfléchiraient à des mesures similaires pour d’autres villes qui ont connu une apparition majeure de la maladie, des municipalités dont un grand nombre se distingue par une population ultra-orthodoxe importante.

Dimanche matin, la police et l’armée ont bloqué l’accès à la Route 481, artère majeure de la métropole de Tel Aviv qui traverse cette ville d’environ 200 000 habitants.

La route, connue également sous le nom de Jabotinsky Street et qui est habituellement l’une des voies de circulation routière les plus empruntées, a été fermée entre les carrefours de Geha et de Ben Gurion à Ramat Gan.

Les officiels ont aussi annoncé que les transports publics entrant et sortant dans la ville ont été stoppés, même si certains bus continuent à fonctionner à l’intérieur de la municipalité.

Le ministre des Transports, Bezalel Smotrich, a expliqué que cette initiative avait été ordonnée par le conseil national de sécurité Meir Ben Shabbat.

La police installe des checkpoints temporaires à l’entrée de la ville de Bnei Brak, le 3 avril 2020 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

A l’hôpital Sheba, dans la ville voisine de Tel Hashomer, des personnels soignants vivant à Bnei Brak ont expliqué qu’ils ne pouvaient plus aller et venir entre leur domicile et le centre médical, selon des informations parues dans les médias en hébreu.

Cette banlieue de Tel Aviv est considérée comme un épicentre majeur de la maladie dans le pays avec presque autant de cas confirmés que Jérusalem, qui paye le prix le plus lourd face à la maladie, selon les données transmises par le ministère de la Santé, la semaine dernière – même si Bnei Brak représente un cinquième de la taille de la capitale.

Des milliers de personnes de plus, dans la ville, pourraient être porteuses du coronavirus mais elles n’ont pas été testées.

De nombreux ultra-orthodoxes ont initialement rejeté les mesures de distanciation sociale, ce qui serait, selon les responsables, la raison du taux élevé d’infection au sein de la communauté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...