Bordure protectrice : des députés demandent une enquête sur les fuites du rapport
Rechercher

Bordure protectrice : des députés demandent une enquête sur les fuites du rapport

Des députés de gauche et de droite affirment que des informations cruciales du rapport secret du contrôleur de l’Etat ont été transmises illégalement à la presse

La députée Karin Elharar (Yesh Atid), présidente de la commission du Contrôle de l'État de la Knesset, pendant une réunion de la commission, le 8 juin  2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
La députée Karin Elharar (Yesh Atid), présidente de la commission du Contrôle de l'État de la Knesset, pendant une réunion de la commission, le 8 juin 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les députés qui ont voté la publication d’un accablant rapport du contrôleur de l’Etat sur la gestion de la guerre de 2014 dans la bande de Gaza par le cabinet de sécurité réclament une « enquête urgente » pour déterminer comment certains extraits classifiés du rapport ont été divulgués à la presse.

Les membres de la sous-commission sur les informations classifiées de cinq partis différents ont écrit une lettre au procureur général Avichai Mandelblit pour exprimer leur « surprise » devant les divulgations, selon le quotidien Israël Hayom.

« A la surprise de la sous-commission, avant même que la décision de publication du rapport ou de parties de celui-ci [ne soit prise par la sous-commission], des informations cruciales du rapport, ainsi que des informations classifiées directement liées au rapport, ont été divulguées à la presse », ont écrit les députés.

La lettre est signée par les cinq membres de la sous-commission, qui fait partie de la commission de Contrôle de l’Etat de la Knesset : la présidente Karin Elharar, de Yesh Atid, Yaakov Margi, de Shas, Eyal Ben-Reuven, de l’Union sioniste, David Bitan, du Likud, et Meirav Ben-Ari, de Koulanou.

« La sous-commission perçoit ces incidents de manière très grave, puisqu’ils peuvent nuire aux intérêts fondamentaux de la nation, compromettre les travaux classifiés [de la sous-commission] et sa capacité à prendre des décisions comme la loi l’exige », ont-ils écrit au procureur général.

Soldats israéliens pendant l'opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza, le 4 août 2014. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Soldats israéliens pendant l’opération Bordure protectrice dans la bande de Gaza, le 4 août 2014. Illustration. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne)

De telles divulgations sont passibles d’une peine allant jusqu’à un an de prison, ont souligné les députés.

« Nous vous demandons d’ouvrir une enquête urgente sur le sujet pour déterminer la source de la divulgation et tirer les leçons qui pourraient empêcher des incidents similaires dans le futur », ont-ils écrit.

Le mois dernier, la sous-commission avait voté à l’unanimité la publication des parties non classifiées d’un rapport cinglant du contrôleur de l’Etat, Yossef Shapira, sur la gestion de l’opération Bordure protectrice par le cabinet de sécurité en 2014.

La sous-commission devrait tenir mardi un débat à huis clos sur la section concernant les tunnels terroristes du rapport.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...