Boris Johnson et Le Drian déterminés à « sauver » l’accord nucléaire iranien
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Boris Johnson et Le Drian déterminés à « sauver » l’accord nucléaire iranien

"Ce n'est pas parce que les Etats-unis quittent un accord international que l'accord international est caduc", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères

De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères  allemand Sigmar Gabriel, le secrétaire aux Affaires étrangères britannique Boris Johnson et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 janvier 2018. (Crédit : AFP /JOHN THYS)
De gauche à droite : le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères allemand Sigmar Gabriel, le secrétaire aux Affaires étrangères britannique Boris Johnson et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le 11 janvier 2018. (Crédit : AFP /JOHN THYS)

Les ministres des Affaires étrangères français et britannique ont exprimé lundi à Londres leur détermination commune à sauver l’accord nucléaire iranien, conclu en 2015 et abandonné avec fracas par les Etats-Unis.

« Notre position est une position de détermination et d’unité, de volonté de faire vivre cet accord », a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec son homologue britannique, Boris Johnson, et à la veille d’une réunion à Bruxelles entre les ministres des Affaires étrangères iranien, français, britannique et allemand.

L’accord sur le nucléaire iranien a été conclu en 2015 entre l’Iran et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne). Il vise à faciliter les échanges commerciaux avec l’Iran et à relancer son économie, en levant de lourdes sanctions internationales en échange d’un engagement de Téhéran à limiter ses activités nucléaires et à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique.

Le 8 mai, le président américain Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis se retiraient de cet accord, rétablissant toutes les sanctions levées depuis la signature de ce texte.

« Nous avons regretté cette décision américaine », a rappelé Jean-Yves Le Drian. « Ce n’est pas parce que les Etats-unis quittent un accord international que l’accord international est caduc. Nous restons dans l’accord et nous voulons le faire vivre tant que l’Iran le respecte », a-t-il déclaré, qualifiant l’accord de « gagnant-gagnant ».

« Notre position est commune et elle est unie avec la position allemande, ce qui ne nous empêche pas de parler avec les Etats-Unis d’Amérique pour leur dire quelle est notre position », a poursuivi le ministre français.

« Le Royaume-Uni et la France sont déterminés à préserver l’essence de l’accord nucléaire iranien », a déclaré à ses côtés le chef de la diplomatie britannique.

« Demain, à Bruxelles, nous discuterons de ce que nous pouvons faire pour aider les entreprises britanniques et pour aider les entreprises européennes à avoir confiance dans le fait qu’elles peuvent continuer à faire des affaires », a poursuivi Boris Johnson.

« Je ne vais pas prétendre que ce sera facile, mais nous sommes déterminés à protéger nos entreprises », a-t-il ajouté.

Le ministre britannique a estimé qu’il était « vital » de continuer à dialoguer avec les Etats-Unis. « Nous voulons aussi entendre un peu plus de Washington », a-t-il dit.

Lundi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Zarif, a demandé des « assurances » aux signataires de l’accord. Il s’est rendu à Moscou après des consultations à Pékin pendant le week-end, et avant de rencontrer les Européens à Bruxelles mardi.

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