Brésil : Une synagogue datant de 1637 est le seul site non-chrétien dans un programme de tourisme religieux
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Brésil : Une synagogue datant de 1637 est le seul site non-chrétien dans un programme de tourisme religieux

Les Juifs avaient construit cette synagogue sous l'empire colonial néerlandais, elle a été fermée par les Portugais, et rouverte en 2002

La synagogue de Kahal Zur Israel, à Recife, au Brésil. (Crédit : Ricardo André Frantz/CC BY-SA 3.0)
La synagogue de Kahal Zur Israel, à Recife, au Brésil. (Crédit : Ricardo André Frantz/CC BY-SA 3.0)

La plus ancienne synagogue des Amériques, la synagogue Kahal Zur Israël, est le premier site juif à intégrer un projet touristique gouvernemental au Brésil.

La synagogue est la seule maison de culte non-chrétien à faire partie du projet « Sacred Recife », qui comprend 7 églises, chapelles et basiliques dans la ville de Recife, située au nord-est du Brésil.

Depuis 2014, cette initiative a attiré près de 72 000 visiteurs. La synagogue fera désormais partie d’un itinéraire de tourisme bilingue et présentera aux visiteurs une tranche de l’histoire juive.

« Cette invitation témoigne de la perception de notre synagogue en tant qu’atout culturel et touristique important, à la fois d’un point de vue national et international, ainsi que la reconnaissance que la communauté juive à l’époque joue un rôle dans la vie de la société dans laquelle nous sommes immergés », a déclaré Sonia Sette, président de la fédération juive de Pernambuco au JTA.

En 1624, les Hollandais – qui toléraient la migration juive et la libre pratique de la religion – ont pris des zones du nord-est du Brésil.

En 1637, les juifs ont construit la synagogue de Kahal Zur Israël, à Recife, qui a été fermée par les Portugais quand les Hollandais ont été expulsés en 1654. Elle a été réouverte en 2002 et est désormais la plus ancienne synagogue des Amériques et abrite un centre culturel juif et un musée.

« Cette libération de l’histoire de la période hollandaise nous rappelle la notion de respect de la différence, dans un contexte de discrimination et d’intolérance, et invité à une réflexion sur une question qui est toujours d’actualité », a ajouté Sette.

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